Jeudi 15 novembre à 19h30 :

Film présenté par son réalisateur

Antigona, Pedro GONZÁLEZ RUBIO, Mexique, 2018, 1h14

À Mexico, le cinéaste suit un groupe d’étudiants qui monte Antigone de Sophocle. « À vous de trouver votre propre rituel avant de monter sur scène, pour que je ne vous voie pas comme dans la vie quotidienne ! ». En pleine période de manifestations pour dénoncer les meurtres en masse d’étudiants qui ont fait éclater au grand jour la corruption de l’État, le parallèle entre jeunesses antique et actuelle est à la fois puissant et finement amené.

Bande-annonce

Pedro González Rubio
Si maintenant il vit essentiellement à Perpignan, Pedro González Rubio est un véritable globetrotter, et un magnifique exemple de métissage ou de brassage culturel réussi.
Né à Bruxelles de parents hispano-mexicains, il a vécu en Inde, étudié le cinéma à Londres, réalisé Toro Negro (2005) son premier documentaire puis son premier  film de  fiction, Alamar (2009),
au Mexique. Entre-temps, en 2006, il a été directeur de la photo sur Nacido Sin (Born Without) d’Eva Norvind et a réalisé le making-of d’un fi lm à gros budget, Babel, d’Alejandro González Iñarritu.
Sa carrière se poursuit au Japon où il tourne Inori (2012),  film produit par Naomi Kawase. Il  filme villageois, pêcheurs, des êtres toujours proches de la nature et tentant de vivre en osmose avec elle, comme dans lcaros (2015), sur un déserteur espagnol réfugié dans la forêt au Costa- Rica. Avec Antígona, il fait entrer en résonance Antigone de Sophocle (symbole du conflit entre le pouvoir et l’aspiration de l’individu à la justice) et la jeunesse mexicaine révoltée contre une classe politique qui a fait de l’abus de pouvoir son système de gouvernement.

Le Mois du Film Documentaire

Séance précédée d’un apéro du Marabouthé à 19h

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