En résonance avec Les Bas-fonds de Maxime Gorki mis en scène par Eric Lacascade les 30 et 31 janvier au Théâtre de l’Archipel, la cinémathèque propose deux adaptations de la pièce :

En 1936, Jean Renoir tire le film vers le réalisme poétique à la française avec des dialogues concoctés par Charles Spaak et des acteurs très parisiens comme Jean Gabin ou Louis Jouvet.

Quarante ans plus tard, après avoir adapté L’Idiot de Dostoïevski, Akira Kurosawa plonge les miséreux de Gorki dans un décor unique que l’on peut réellement qualifier de « bas-fonds », une préfiguration de Dodes’kaden, un des chefs d’œuvre du cinéaste.

Un seule pièce de théâtre, deux films aux partis pris très différents !

 

Mardi 6 février 19h30

Les Bas-fonds de Jean Renoir, France, 1936, 1h35

Int : Louis Jouvet, Jean Gabin…

Un baron ruiné surprend chez lui un cambrioleur, Pepel. Les deux hommes sympathisent et passent la nuit à boire. Plus tard, Pepel introduit son nouvel ami dans l’asile du receleur Kostileff, refuge de quelques naufragés de la vie, mais c’est aussi là que vit la belle Natacha…

Jean Renoir adapte librement la pièce de Gorki et offre à quelques grands interprètes de l’époque l’occasion de briller dans de remarquables numéros.

 

Jeudi 8 février 19h30

Les Bas-fonds d’Akira Kurosawa, Japon, 1957, 2h07

Int : Toshiro Mifune, Isuzu Yamada, Ganjiro Nakamura, Kyoto Kagawa…

Dans un quartier insalubre du Tokyo féodal, une auberge est tenue par Rokubei et sa femme. Les ratés y trouvent refuge. Tous ces gens qui vivent dans la misère, ont des rêves et des espoirs. Un jour, un mystérieux pèlerin arrive, et leur redonne courage en leur mentant, leur faisant croire aux miracles…
« Pour fuir la misère et le manque de liberté, les gens du peuple essayaient de se consoler en s’accordant de petites évasions mentales. Dans ce film, j’ai essayé de recréer cette atmosphère. »

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