Le mardi 3 et jeudi 5 novembre nous vous proposons un focus sur la comédienne Danielle Darrieux.

Mardi 3 novembre à 19h10 : Pot Bouille de Julien Duvivier

Jeudi 5 novembre à 19h10 : En haut des marches de Paul Vecchiali

Danielle Darrieux naît le 01 mai 1917 à Bordeaux.

Danielle_Darrieux_The_Rage_of_Paris_2C’est grâce au violoncelle qu’elle étudie au conservatoire de Musique que Danielle Darrieux auditionne pour le principal rôle féminin du Bal de Wilhelm Thiele, en 1931. Retenue parmi une centaine de candidates, elle démarre ainsi, à quatorze ans, sans avoir suivi le moindre cours d’art dramatique, une brillante et foisonnante carrière. Danielle Darrieux représente la jeune première idéale du cinéma français des années trente. Fraîche, rieuse, chantant à l’occasion d’une voix pure et légère, elle incarne les jeunes filles heureuses et souriant à la vie. Douce, romantique, elle peut aussi se montrer espiègle et délurée, comme dans Quelle drôle de gosse de Léo Joannon (1935). En 1935, Anatole Litvak lui offre un rôle plus dramatique : c’est Mayerling, dans lequel elle interprète une fragile et touchante comtesse Vetsera. Elle s’y montre spontanée et émouvante, et atteint la consécration. La même année, elle épouse le cinéaste Henri Decoin, qui lui écrit des rôles sur mesure. Des mélodrames, comme Retour à l’aube (1938), ou des comédies comme Premier rendez-vous (1941). En 1938, elle tourne un film à Hollywood, La Coqueluche de Paris (Henry Koster), avant de regagner la France où elle est LA vedette du moment, populaire et adorée du public. Pendant la guerre, désormais séparée de Decoin, elle tourne peu et s’éclipse discrètement des écrans. Après-guerre, elle retrouve un second souffle avec un vaudeville stylisé d’Autant-Lara, Occupe-toi d’Amélie (1949). Elle reconquiert son statut de star, évoluant vers des rôles plus mûrs, où sa distinction, son élégance et sa finesse de jeu font merveille. C’est devant la caméra d’Ophuls qu’elle va donner la pleine mesure de son talent, d’abord avec La Ronde (1950), dans lequel elle interprète avec nuance une jeune épouse infidèle. Elle devient l’actrice de prédilection du réalisateur qui exploite à merveille son charme et sa vivacité dans Le Plaisir (1951), mais surtout dans Madame de… (1953), où elle se montre à la fois frivole, charmante et pleine d’esprit. Elle représente mieux que quiconque l’insouciance des années 30 et la gravité des années 50, et tourne également à l’étranger avec Taurog, Mankiewicz (L’Affaire Cicéron, 1951), et Robert Rossen. Elle prête ses traits à Madame de Rénal, Lady Chatterley, la Montespan, Agnès Sorel, ou encore Marie-Octobre et poursuit une carrière jalonnée de rencontres heureuses, tournant avec Chabrol (Landru, 1962), ou Demy, qui la dirige dans Les Demoiselles de Rochefort (1966) et plus tard dans Une chambre en ville (1982). Ses personnages évoluent avec son âge et sa personnalité, et elle joue pour Dominique Delouche (24 heures de la vie d’une femme, 1967), de Broca (Le Cavaleur, 1978), Téchiné (Le Lieu du crime, 1985), ou encore Sautet (Quelques jours avec moi, 1987). Plus récemment, une nouvelle génération de réalisateurs la sollicite, d’Ozon (Huit femmes, 2001) à Anne Fontaine (Nouvelle Chance, 2005). En 2006, elle prête sa voix au Persepolis de Marjane Satrapi, apparaît l’année suivante dans L’Heure Zéro de Pascal Thomas, et poursuit encore une carrière d’une longévité exceptionnelle…

 

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