Le cinéaste Jacques Becker sera à l’honneur de ce mois de mai.
Mardi 16 mai à 19h10, nous présenterons son chef-d’oeuvreCasque d’or avec Simone Signoret et jeudi 18 mai à 19h10, Le Trou, l’histoire vraie d’un groupe de prisonniers.
Jacques Becker
ob_fc21ea_still-of-jacques-becker-in-les-amantsC’est dans son entourage que Jacques Becker rencontre Jean Renoir. Celui-ci l’engage en tant que second assistant sur le tournage de La chienne (1931), puis en tant que premier assistant de 1932 (Boudu sauvé des eaux) à 1938 (La Marseillaise). Il lui confie un petit rôle dans La grande illusion (1937). Becker réalise avec Gaston Modot un épisode du film de propagande commandé par le parti communiste français, La vie est à nous (1936). Il réalise également deux moyens métrages avec Pierre Prévert et Jean Castanier, Le commissaire est bon enfant et Le gendarme est sans pitié. En 1939, Jacques Becker se lance dans la réalisation de son premier long métrage, L’or de Cristobal, mais il ne termine pas le film, faute d’argent. Le film sera achevé par Jean Stelli. C’est en 1942 que Becker réalise son premier véritable film, Dernier atout, une comédie policière tournée dans la pure tradition américaine. En 1943, il réalise Goupi-mains rouges, une oeuvre sur la paysannerie adaptée du roman de Pierre Véry. Humaniste, Becker s’attache à brosser des personnages proches du spectateur, en accordant une attention particulière aux détails : les costumes, les décors, les accessoires. Il n’y a pas de lien entre ses films, mais ils traduisent tous son goût pour l’échec, les aventures humaines et un certain réalisme. Tout en passant d’un genre à l’autre, il impose un style basé sur la simplicité, la clarté et la vérité. De Falbalas (1945) qui décrit le milieu parisien de la couture, au Trou (1960), l’histoire vraie d’un groupe de prisonniers solidaires dans leur projet d’évasion, en passant par ses deux chefs d’oeuvres, Casque d’or (1952) et Touchez pas au grisbi (1954), Becker est le cinéaste français classique dont l’oeuvre constitue une charnière entre le cinéma des années cinquante et la Nouvelle Vague.

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