Mardi 6 décembre et le jeudi 8 décembre à 19h10 l’Institut Jean Vigo propose de s’interroger sur la force du remake avec deux films :

M de Joseph Losey

Un insaisissable tueur en série kidnappe et tue de façon abjecte des fillettes. Il est activement recherché par la police. La pègre de Los Angeles craignant également que la police ne finisse par fouiller dans ses affaires, ne tarde pas à s’en mêler…
Il suffit d’un visionnage pour réaliser que le M de 1951 est un film honteusement mésestimé et que c’est l’un des meilleurs films noirs de cette période. C’est un «classique» à part entière, qui complète la vision et la puissance du film original, et qui démontre efficacement que l’environnement social, qui a fait naître un tel film au début des années 1930 en Allemagne se retrouvait dans la période sombre de l’Amérique des années 1950.

Sc. : Leo Katcher, Norman Reilly Raine & Waldo Salt d’après M le maudit de Fritz Lang (sc. : Fritz Lang & Thea von Harbou) ; Image : Ernest Laszlo
Int. : David Wayne, Howard Da Silva, Martin Gabel, Luther Adler, Steve Brodie…

– Sorcerer  (Le convoi de la peur) de William Friedkin

Quatre étrangers de nationalités différentes, chacun recherché dans son pays, s’associent pour conduire un chargement de nitroglycérine à travers la jungle sud-américaine…
Après le succès rencontré par French Connection et L’exorciste, William Friedkin adapte en 1975 Le salaire de la peur, roman de Georges Arnaud, d’ores et déjà brillamment mis en scène par Henri-Georges Clouzot. Film maudit, amputé d’une demi-heure à sa sortie, souvent évoqué avec tendresse par son auteur qui le considère d’ailleurs comme son œuvre majeure, Sorcerer demeure l’un des derniers grands films du Nouvel Hollywood.

Sc. : Walon Green, d’après le roman Le salaire de la peur de Georges Arnaud Image : Dick Bush & John M. Stephens ; Int. : Roy Scheider, Bruno Cremer, Francisco Rabal, Amidou, Ramon Bieri, Peter Capell…

JEUDI 15  DÉCEMBRE  15 h
Une analyse filmique autour du remake proposée par Chantal Marchon, professeur de cinéma, ouverte aux étudiants de l’UPVD, de l’IDEM et aux adhérents de l’Institut Jean Vigo.

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