Cycle Sydney Lumet

Mardi 19 et jeudi 21 février

Depuis son premier film, le célèbre 12 hommes en colère, le cinéaste Sidney Lumet a montré un goût prononcé pour les affrontements à huis-clos (beaucoup d’adaptations théâtrales), une affection pour les personnages « seuls contre tous », ou encore une obsession pour les grands sujets qui hantent la démocratie (le pouvoir, la justice, la corruption…), autant d’éléments récurrents de son oeuvre future. Une oeuvre importante qui s’articule, dans ses meilleurs films, autour « d’une interrogation essentielle : celle d’un artiste américain qui a pensé et pointé les trompe-l’oeil, les simulacres d’une fausse démocratie toute puissante » (Bernard Benoliel & Jean-François Rauger, Cinémathèque française).
Sidney Lumet, c’est aussi le cinéaste d’une ville. Il « préférait les rues de New York aux studios d’Hollywood », écrivait le New York Times à l’occasion de son décès. Le réalisateur aurait pris cette phrase comme un compliment, lui qui s’est attaché à donner vie aux excentriques de tous poils et montrer toutes les strates de la « Grosse pomme ». Dans beaucoup de ses  films New York apparaît presque comme un personnage à part entière du scénario.

 

19 février, 19h30 : À bout de course, USA, 1988, 1h46
Int : Christine Lahti, River Phoenix…
Pour avoir plastiqué une usine de napalm pendant la guerre du Vietnam par idéal pacifiste, Annie et Arthur Pope doivent vivre dans la clandestinité. Le FBI les traque sans relâche. Ils sont obligés de changer de nom, d’identité et de lieu de résidence très régulièrement. Une sorte de bohême forcée dont tout le monde a épuisé les charmes depuis belle lurette. Surtout Danny, le fils aîné. À bout de course est un déchirant passage de relais entre générations.

21 février, 19h30 : Le Verdict, USA, 1982, 2h09
Int : Paul Newman, Charlotte Rampling, James Mason…
Avocat déchu et alcoolique, Frank Galvin racole ses clients dans les salons funéraires jusqu’au jour où il accepte de travailler sur l’affaire d’une jeune femme victime d’une erreur médicale et plongée dans le coma. Ce dossier qui risque de provoquer un scandale et de nuire à la réputation de l’hôpital, va être pour l’avocat l’occasion de retrouver sa dignité… ou de la perdre définitivement.

Dans le cadre du festival Cinéma et Justice.
Séance précédée d’un apéro du Marabouthé à 19h devant la salle de cinéma

26 février, 19h30 : The Offence, USA, 1972, 1h52
Int : Sean Connery, Trevor Howard…
L’inspecteur Johnson officie dans la police britannique depuis plus de vingt ans. Tous les meurtres et autres enquêtes dont il s’est occupé l’ont profondément marqué. Cette douleur intérieure
qu’il a gardée en lui durant toutes ces années surgit au grand jour lorsqu’il met la main sur Baxter dont il est persuadé qu’il est l’auteur d’une série d’agressions sur des petites filles…
C’est avec ce  film que le style Lumet se déploie véritablement et que ses thématiques d’auteur se cristallisent.

28 février, 19h30 : Le Prêteur sur gages, USA, 1964, 1h56
Int : Rod Steiger, Brock Peters…
Sol Nazeman a vu disparaître sa femme et son  fils dans les camps de la mort. Rescapé de la Shoah, il a quitté l’Allemagne et vit aujourd’hui à Harlem où il exerce le métier de prêteur sur gages.
C’est un homme froid dans ses a aires et dans ses relations aux autres. Sol est en fait accablé par les souvenirs des camps, par la culpabilité du survivant. Son coeur détruit a besoin d’un
électrochoc pour recommencer à battre. Celui-ci va venir de son jeune commis.
Séance précédée d’un apéro du Marabouthé à 19h devant la salle de cinéma

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