Odette Coste c’était d’abord un sourire, un vrai sourire, jamais forcé, chaleureux et comme elle discret. L’on en profitait à la librairie du festival où elle conseillait, sans avoir l’air d’y toucher, le futur lecteur hésitant. Grande lectrice, femme de haute culture, sa modestie avait d’abord pour but de ne pas humilier l’interlocuteur. Elle formait avec Jean-Louis un de ces couples réellement complémentaires, si rare exemple de fusion d’apparents contraires. Elle fut à l’Institut Jean Vigo une militante exemplaire qui avait cette rare vertu d’apaiser les tensions lorsqu’elle entrait dans une salle. Pour ma part je veux me souvenir de cette gentillesse jamais mièvre mais toujours apaisante qui plaçait la journée où on la rencontrait sous le signe du bonheur.

Michel Cadé

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