Description de l'évènement

Philippe Condroyer, France 1975, 1 h 40

Scénario : P. Convoyer ; Image : Jean-Jacques Rochut ; Interprètes : Didier Sauvegrain, Roselyne Vuillaumé, Francis Valorbe, Marius Blabinot, Alain Noël…

Au lendemain de mai 68, un petit patron de province tente d’affirmer son autorité sur de jeunes ouvriers à cheveux longs…

« Garder ses cheveux devient une révolte déchirante, inexprimable, irraisonnée, un besoin de se protéger et de se battre. Le jeu n’en vaut pas la chandelle… ce n’est pas si sûr. Il faut se méfier des gestes inexplicables car ce sont souvent les plus signifiants. Le héros exemplaire du film de Philippe Condroyer se bat et meurt pour avoir le droit d’exister. Son combat est le nôtre. » Bertrand Tavernier (extrait d’une lettre adressée en 1975 à un journaliste).

Dans La Coupe à 10 francs, étrange petit joyau de 1971 résonnant dans notre présent, on voit des 2 CV, des pantalons patte d’éléphant et des garçons dont les cheveux tombent jusqu’aux épaules. L’un d’eux travaille, avec quelques copains, dans une fabrique de meubles dont le directeur décrète qu’aucun de ses salariés ne pourra porter de cheveux longs. [...] Si le cinéaste s’est inspiré d’un fait divers pour écrire son film, il s’est avant tout attaché à donner une image juste, sans caricature, de jeunes (pas encore majeurs à l’époque) dont l’anticonformisme relève d’une simple aspiration à vivre libre. Il n’a pas non plus éludé combien le monde social pouvait se révéler cruel quand il s’agit de maintenir les hiérarchies établies. (Christophe Kantcheff — Politis, nov. 2015)

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publié.