Description de l'évènement

A high wind in jamaica

Alexander Mackendrick, GB, 1965, 1 h 43

La Jamaïque a été ravagée par un terrible cyclone. Plusieurs familles de planteurs décident d’envoyer leurs enfants en Angleterre, où ils seront, suppose-t-on, plus à l’abri. C’est sans compter avec les terribles pirates du capitaine Chavez qui s’emparent du vaisseau et enlèvent les bambins. Mais Chavez est un tigre à l’âme généreuse. La petite Emily, en particulier, sait trouver le chemin de son coeur. Sans écouter les murmures de son équipage, Chavez décide de déposer sa précieuse cargaison sur une île amie, où sa vieille camarade, Rosa, tient une taverne… Cyclone à la Jamaïque est un chef-d’oeuvre secret du cinéma, dont les admirateurs énoncent le titre comme un mot de passe. C’est sans doute un des plus beaux titres de l’histoire du cinéma anglais et du cinéma d’aventures. Avec Cyclone à la Jamaïque le film d’aventures maritimes prend une nouvelle et originale dimension. Les conventions du genre en sont subtilement détournées pour déboucher sur une réflexion, non dénuée de cruauté, sur l’enfance, l’apprentissage de la vie, la civilisation et l’innocence. Sa beauté réside dans son étrangeté, son ambiguïté, sa poésie élégiaque et ses bouleversantes ruptures de ton. Ce qui aurait pu être un banal film de pirates devient un conte initiatique fiévreux et sensuel où la mort rôde, que l’on peut comparer aux Contrebandiers de Moonfleet et à La Nuit du chasseur.

Scénario : Stanley Mann, Ronald Harwood, Denis Cannan, d’après Richard Hughes.
Image : Douglas Slocombe.
Musique : Larry Adler.
Interprètes : Anthony Quinn, Deborah Baxter, James Coburn, Dennis Price…

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