Description de l'évènement

Akai Hashi no shita no murui mizu
Shohei IMAMURA, Japon, 2001, 1h59
Sc. : Shohei Imamura, Daisuke Tengan, Motofumi Tomikawa. Int.: Koji Yakusho, Misa Shimizu…
Yosuke, à la recherche d’un Bouddha en or, fait la connaissance de la belle Saeko, une jeune femme étrange et kleptomane. Celle-ci a le pouvoir de faire s’épanouir les fleurs en dehors des saisons et de faire venir les poissons par l’eau qu’elle fait jaillir de son corps telle une “femme fontaine”, lorsqu’elle éprouve le plaisir charnel. De l’eau tiède sous un pont rouge est un “film déraisonnable” à la fois poétique et hilarant. Une fable irriguée par la pulsion et le désir, d’un réalisateur de 74 ans qui porte sur ses personnages un regard tendre et optimiste, personnages “délaissant la société dégénérescente pour retrouver ce qui est de plus beau dans l’humanité : l’amour”.

HOMMAGE À JOSE BALDIZZONE
Portrait en 24 images / seconde…
Le cinéma qu’aimait José Baldizzone lui ressemblait : la distance et l’humour s’y mélangent mais se conjuguent avec l’indignation devant l’injustice sociale et plus surprenant peut-être un certain goût du lyrisme discret. Einsenstein et John Ford pour un certain lyrisme, Imamura et Renoir pour l’humour indigné, le néo-réalisme italien pour cette façon unique de dire le présent. Cet hommage à José est aussi un portrait cinéphilique et moral d’un ami dont l’aimable ironie nous manque et que le cinéma nous restitue.

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