Description de l'évènement

Written on the wind

Douglas SIRK, USA, 1956, 1h39

Fils d’un roi du pétrole texan, Kyle Hadley a versé dans l’ivrognerie. Un jour, il tombe amoureux de Lucy Moore, que lui présente le géologue Mitch Wayne, son meilleur ami. Avec l’espoir de le guérir de son vice, Lucy accepte d’épouser Kyle, ce qui navre Mitch, également amoureux d’elle. Entre Kyle et Lucy, tout se passe bien dans un premier temps…

L’art de Douglas Sirk, c’est d’avoir su élever le mélo au rang de la tragédie…
Ici, nous suivons la pathétique existence et la triste fin, d’un frère et d’une sœur, qui avaient tout pour être heureux mais qui, semblant s’être juré de faire de leur vie un désastre, ont refusé de grandir et de se soumettre au conformisme ; jusqu’à l’autodestruction et la tragédie.
Comme souvent chez Sirk, et ce grâce au travail remarquable du chef-opérateur Russell Metty, le jeu sur les couleurs raisonne comme une symphonie.

Sc. :  George Zuckerman d’après le roman de Robert Wilder ; Image : Russell Metty ; Musique : Frank Skinner et Victor Young
Int : Rock Hudson, Lauren Bacall, Robert Stack, Dorothy Malone, Robert Keith…

 

Du 19 avril au 10 mai

Six chefs-d’œuvre du mélodrame

L’Institut Jean Vigo vous propose 6 films représentatifs des différents mouvements du mélodrame : un grand classique muet de David W. Griffith, deux mélodrames dits flamboyants américains des années 50 mais aussi trois propositions (française, japonaise et indienne) qui prouvent l’universalité du mélodrame au cinéma.

Le melodrame au cinema

A l’origine, le mélodrame est un genre théâtral dramatique et populaire qui signifie étymologiquement drame avec musique.
Transposé à l’écran, le genre souffre, depuis ses débuts, d’une utilisation péjorative restreignant le « mode mélodramatique » à une manipulation des émotions du public.
Pourtant, si les films mélodramatiques reprennent la figure de la victime, ils tendent aussi à s’orienter vers le spectaculaire et le romanesque par le biais de situations imprévues et scènes de conflits de pouvoir et de sentiments.
Souvent lié à la tragédie, les thèmes principaux du « mélo » tournent autour de l’innocence persécutée, de la foi trahie et de l’amour contrarié. Le tout dans une imagerie où lyrisme et onirisme restent de mise.
L’arrivée du technicolor lui permet, enfin, d’utiliser la couleur comme ressort central de son expressivité par une esthétique romantique et éclatante.

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