Description de l'évènement

José BENAZERAF, France, 1966, 2h03

Comme dans le Caligula de Camus, Joë, un petit voyou du midi, est amoureux de sa sœur. Il monte à Paris avec elle et toute sa bande, dans l’intention délibérée de mettre le milieu à feu et à sang. La guerre des gangs, entre vieux barons respectueux des codes et jeunes nihilistes, sera sans merci.

Anticonformiste, provocateur, inclassable, le réalisateur José Bénazéraf est un cas assez particulier dans le cinéma qui mêle polar, érotisme et politique dans un style très « Nouvelle Vague ».  L’aura de scandale qui entoure souvent ses films atteint des sommets pour Joë Caligula puisque ce dernier se voit purement et simplement interdit par la censure (à l’instar de La Religieuse de Jacques Rivette auquel un clin d’œil est fait au début du film) pour immoralité et complaisance dans la violence ; il ne sortira que quelques années plus tard dans une version expurgée. Voici l’avis de la Commission de contrôle des films cinématographiques en date du 22 juin 1966 : « La Commission recommande l’interdiction totale pour la raison suivante : l’auteur a soigneusement accumulé, sans aucune justification de caractère artistique ou intellectuel, les scènes de violence, de torture et d’érotisme. Il en résulte un film totalement immoral, qui ne fait qu’illustrer le crime et les sentiments pervers et qui ne peut se prévaloir, en contrepartie d’aucun aspect positif, sur quelque plan que ce soit. »

Sc. : Gérard Trion & José Bénazéraf ; Image : Etienne Becker ; Musique : Jacques Loussier & Eddy Mitchell ; Int : Gérard Blain, Jeanne Valérie, Ginette Leclerc, Maria Vincent, Junie Astor, Kim…

Carte blanche aux Archives françaises du film

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