Description de l'évènement

Wo die grünen ameisen trâumen

Werner Herzog, RFA, 1984, 1 h 40 1 h 40

Le pays dont il s’agit est un territoire australien sur lequel cohabitent aborigènes et blancs, une douloureuse cohabitation. Une société d’exploitation minière a décidé de prospecter le territoire en question qui, pour les aborigènes, est avant tout le lieu d’accueil des fourmis vertes, lesquelles, selon leurs croyances, sont à l’origine de leur vie sur ces terres. Ils tentent donc de s’opposer à ce qu’ils considèrent comme une violation, un sacrilège. Les deux parties vont s’affronter tout d’abord, puis tenter de s’expliquer. Mais peut-on se comprendre lorsque d’un côté on parle un langage rationaliste et de l’autre celui de la mythologie ? « Il serait trop simple de restreindre le film d’Herzog au conflit manichéen qui périodiquement oppose notre société en marche aux plus primitifs de nos contemporains, de limiter son discours aux problèmes d’incommunicabilité qui existent entre ces deux mondes contradictoires. Herzog n’a rien d’un baba cool mystique net désespéré, d’un écolo mal vieilli inquiet du sort qu’on nous promet. C’est en fait une sorte de braconnier du rêve, un génie romantique comme on n’en fait plus, un amoureux des espaces vierges et des paysages les plus fous qui sans cesse arpente le monde comme d’autres sollicitent les trésors cachés de leurs mémoires. » Benoit Heimermann (Le Matin)

Scénario : W. Herzog, Bob Ellis.
Image : Jôrg Schmidt-Reitwein.
Musique : Wandjuk Marika.
Interprètes : Bruce Spence, Wandjuk Marika, Roy Marika, Ray Barrett…

 

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