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Klimt
Raoul RUIZ
France /All. / Autriche / G.-B., 2006, 2h07
Scénario : Raoul Ruiz ; Photo : Nick Beek-Sanders ; Son : Michael
Spencer ; Musique : Jorge Arriagada ; Décors : Rudolf Czettel ;
Costumes : Brigit Hutter ; Interprètes : John Malkovich, Veronica
Ferres, Saffron Burrow, Stephen Dillane, Sandra Ceccarelli, Karl
Fischer...
Faire un film sur la vie d’un peintre est une chose risquée et Raoul
Ruiz le sait, lui qui a pris le parti de ne pas faire une “vraie”
biographie. À travers le rêve éveillé de Klimt qui, sur son lit
d’agonie, réinvente sa vie, il rend compte d’une époque et d’un artiste
audacieux et libertin en avance sur son temps. Le film se passe au
tournant du XXe siècle, et s’ancre dans un moment clé de la carrière de
l’artiste. Alors que le peintre est encensé à l’Exposition Universelle
de Paris, il est décrié dans son propre pays, et ses œuvres jugées « haïssables et pornographiques ».
Raoul Ruiz dit d’ailleurs avoir voulu se servir des caractéristiques
stylistiques uniques de l’œuvre de Klimt la prépondérance de la beauté,
l’excès de couleur, la distorsion spatiale pour donner vie à une des
époques les plus riches, les plus contradictoires et plus extravagantes
de l’histoire moderne. Le tout, dans une mise en scène virtuose et
tourbillonnante, calée sur un rythme de valse et placée par Ruiz sous
l’égide de “La Ronde” de l’écrivain viennois Arthur Schnitzler,
contemporain de Klimt, éminent représentant de la culture viennoise de
la Belle Epoque et décrié pour son approche frontale de la sexualité.
De la forme même de l’œuvre, Ruiz a tiré la structure narrative de son
film : une accumulation de cercles concentriques organisés autour d’un
personnage Gustav Klimt.
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