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La Belle noiseuse Jacques RIVETTE, France, 1991, 4 h
Grand prix du jury du festival de Cannes 1991.
Meilleur film 1992 du Syndicat Français de la Critique de Cinéma.
(Il existe une Director’s cut de 2 h 5 mn, intitulée La Belle noiseuse. Divertimento).
Scénario : Pascal Bonitzer, Christine Laurent, Jacques Rivette, inspiré
d’Honoré de Balzac : Le Chef d’œuvre inconnu (1831) ; Dialogue : Pascal
Bonitzer, Christine Laurent ; Photographie : William Lubtchansky ;
Musique : Igor Stravinski ; Montage : Nicole Lubtchansky ;
Décors : Emmanuel de Chauvigny ; Interprètes : Michel Piccoli, Jane
Birkin, Emmanuelle Béart, Marianne Dénicourt, David Bursztein, Gilles
Arbona.
Nicolas, un jeune peintre, Marianne, sa compagne, et leur ami et
marchand d’art Porbus, rendent visite au maître Édouard Frenhofer dans
son vaste atelier. Celui-ci ne travaille plus depuis dix ans et parmi
de nombreuses toiles inachevées, ils remarquent la Belle Noiseuse, sa
dernière œuvre abandonnée et pour laquelle Liz, sa femme servit de
modèle. Porbus propose à Frenhofer de reprendre ce projet avec Marianne
pour modèle. Frenhofer est séduit par cette idée, Marianne moins...
Ce film est le premier grand succès public de Rivette qui réussit
l’exploit de dilater la trentaine de pages d’une courte nouvelle de
Balzac pour engendrer un film long de quatre heures sans que l’on voie
le temps passer. L’affrontement entre l’artiste et son modèle qui se
met à nu – extérieurement et, surtout, intérieurement – pose le
problème du long et douloureux travail (accouchement) du créateur qui
souffre en donnant vie à son chef-d’œuvre et qui se sert des autres au
risque de les blesser et de se blesser.
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