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Le Cuisinier, le voleur, sa femme et son amant
(The Cook, the Thief, his Wife and her Lover)
Peter GREENAWAY
Pays-Bas / France / G.-B., 1982, 2h04
Scénario : Peter Greenaway ; Photographie : Sacha Vierny ; Montage :
John Wilson ; Musique : Michael Nyman ; Décors : Ben van Os ; Costumes
: Jean-Paul Gaultier ; Interprétes : Richard Bohringer, Michael Gambon,
Helen Mirren, Tim Roth, Alan Howard, Ciarán Hinds, Gary Olsen, Ewan
Stewart
Un voleur, mafieux et chef de gang, amateur de bonne chère (Michael
Gabon), crée un restaurant avec un chef fameux (interprété par Richard
Bohringer). Il s’y goinfre chaque soir avec sa bande, en compagnie de
sa femme qui ne supporte plus sa vulgarité. Le voleur est
particulièrement odieux avec elle. Sans broncher elle subit ses diktats
mais finit par le tromper avec un client régulier, libraire, aimable,
raffiné.
Greenaway, en adepte du ténébrisme s’inspire beaucoup de la peinture en
clair-obscur du Caravage pour l’éclairage du restaurant et des sept
couleurs définies par Isaac Newton dans sa théorie de l’optique.
L’utilisation des couleurs, particulièrement importantes, donne corps
au contexte, au décor et à la structure du Cuisinier… Le bleu nuit du
parking, la cuisine jaune-verte, le restaurant où prédomine le rouge,
les toilettes d’une blancheur immaculée…
Les décors sont filmés en longs travellings latéraux accompagnés par le
glacial “Memorial” de Nyman, un morceau solennel dérivé de “l’air du
Froid” du “King Arthur” d’Henry Purcell qui vient se rajouter à la
liste des «musique funèbres» du compositeur. Greenaway mélange l’art
plastique et l’opéra avec l’art gastronomique, réalisant une
composition cinématographique haute en couleurs, pour raconter une
histoire d’ultime revanche, qui est servi chaude…
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