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Les Chats persans
(Kasi az Gorbehaye irani khabar nadareh)
Bahman GHOBADI, Iran 2009, 1h41
Scénario : Bahman Ghobadi, Roxana Saberi, Hossein M. Abkenar ; Photo :
Turaj Aslani ; Montage : Hayedeh Safiyari ; Son : Nezamodin ;
Interprètes : Neghar Shaghaghi, Ashkan Koshanejad, Hamed Behdad…
Negar et Ashkan, deux jeunes musiciens, un garçon et une fille, à leur
sortie des prisons iraniennes, décident de monter un groupe. Ils
parcourent Téhéran (visite cinématographique de cette ville
aujourd’hui, peu habituelle) guidés par le débrouillard Hamed, à la
rencontre d’autres musiciens, tout en tentant de se procurer
clandestinement des papiers pour rejoindre l’Europe. Puisqu’ils n’ont
aucune chance de se produire en Iran et lassés de ne pas pouvoir
s’exprimer librement, ils essayent de quitter le pays. Mais que faire
sans argent et sans visas ? Bien que réalisé dans l’urgence, Les Chats
persans est un film intelligent, pertinemment engagé dans une actualité
qui n’est pas si souvent montrée dans nos médias : l’état de la Culture
dans un pays où les récents événements confirment la mise à mal de la
simple liberté d’expression.
« D’après
l’Islam, la musique (ghéna) est impure puisqu’elle provoque gaieté et
joie. Entendre le chant d’une femme est considéré comme un péché car
cela crée des émotions... En Iran, ces trente dernières années, un
genre de musique (et en particulier la musique occidentale) a été
quasiment interdit par les autorités. Cette musique occidentale doit se
cacher dans des sous-sols, se jouer en sous-sol, s’écouter en sous-sol
! Même si cette musique était cachée, cela ne l’a pas fait disparaître.
Pendant tout ce temps, presque personne n’a osé en parler. Ça m’a
intrigué et j’ai décidé de réaliser un film à ce sujet… Ce film est la
première image vraie de la réalité de ces jeunes.» (Bahman Ghobadi)
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