|
Rembrandt’s j’accuse Peter GREENAWAY
Pays-Bas / Allemagne / Finlande 2008, 1h 26
Scénario : Peter Greenaway ; Photo : Reiner van Brummelen ; Musique :
Marco Robino & Giovanni Pollina ; Interprètes : Eva Birthistle,
Jodhi May, Emily Colmes, Jonathan Colmes, Peter Greenaway.
Le film est une reconstitution, ou plutôt une décomposition en 30
paragraphes (ou tableaux) de la thèse illustrée par son film précédent,
La Ronde de nuit,
à savoir que le tableau du grand peintre hollandais est un acte
d’accusation ironique, truffé d’indices et d’allusions à un homicide,
contre les puissants de sa ville. Greenaway adopte ici la démarche d’un
juge d’instruction. À travers l’analyse de trente indices, le cinéaste
raconte des histoires politiques, économiques, vestimentaires mais
surtout artistiques qui concernent l’époque où l’artiste peint ce
tableau, mais semblent aussi renvoyer à l’actualité. Comme tous les
films du cinéaste, celui-ci fonctionne sur plusieurs niveaux : une
enquête bien sûr, mais aussi une grande leçon d’histoire de l’art. Le
cinéaste affirme ici qu’avec l’introduction de la lumière artificielle
et la multiplication des miroirs, des ombres, des lueurs et des
perspectives nouvelles sont apparues, que les grands peintres de
l’époque ont su voir et capter sur leurs toiles.
|
|