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Un Américain à Paris
(An American in Paris)
Vincente MINNELLI, USA , 1950, 1h53
Scénario : Alan Jay Lerner ; Photo : Alfred Gilks et John Alton ;
Montage : Adrienne Fazan ; Musique et chants : George et Ira Gerswhin ;
Chorégraphie : Gene Kelly ; Interprètes : Gene Kelly, Leslie Caron,
Oscar Levant, Georges Guétary,
L’ex-G.I. Jerry Mulligan a décidé, une fois la guerre finie, de rester
à Paris afin de poursuivre sa carrière d’artiste peintre. L’intrigue
n’a – comme on peut le deviner – que peu d’importance car le film est
avant tout une féerie visuelle qui emporte rapidement le spectateur
dans un univers onirique cher à Vincente Minnelli. La reconstitution
d’un Paris pour touristes, avec ses vues sur Montmartre et ses
inévitables Français porteurs d’un béret basque et d’une baguette de
pain, nous fait sourire par son invraisemblance, mais le propos était
avant tout de trouver un équivalent cinématographique à la musique de
George Gerswhin.
Le ballet final reste un morceau d’anthologie dans lequel se succèdent
comme par magie les mondes de Dufy, Renoir, Rousseau, Toulouse-Lautrec,
Utrillo et Van Gogh. On demeure fasciné par le goût, l’intelligence et
la sensibilité de cette longue séquence dansée et mise au point par
Gene Kelly, lui-même oscarisé à juste titre. Cette ballade dans Paris
nous enchante.
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