|
|
|
| CONFRONTATION
47 |
|

JEUDI 21 -
MERCREDI 27 AVRIL 2011
|
 |
Choisir
le thème « Cinéma des Indes », c'est tenter de brosser le tableau d'une
formidable cinématographie, la plus productive au monde. C'est aussi
envisager de rendre compte d'une incroyable diversité liée à la fois à
la constitution de cette nation sur un territoire immense et à la
nature fédérale de cet Etat.
Après l'occupation coloniale britannique depuis le XVIIIe siècle et son
indépendance en 1947 au prix d'une partition douloureuse avec le
Pakistan, l'Union indienne s'est organisée en République laïque,
parlementaire et fédérale. Elle regroupe 27 Etats et 7 Territoires de
l'Union fort dissemblables par leurs langues, leurs cultures et leur
importance économique réciproque. On aura donc affaire à des cinémas
reflétant des Etats différents par leurs caractères ethniques et
linguistiques.
Autre particularité, le monde indien gigantesque avec le poids de sa
démographie de plus d'un milliard deux cent millions d'habitants
consommateurs d'images a permis de créer une industrie
cinématographique originale, largement imperméable aux influences
occidentales, entraînant même le développement du cinéma commercial
hindi de Bollywood, quantitativement le plus populaire, et se lançant
aujourd'hui à la conquête du marché mondial et d'Hollywood.
Ce cinéma brillant sera largement à usage externe, pour les Indiens de
la diaspora sans qu'il étouffe, loin s'en faut, le cinéma d'antan des
régions, même si celui-ci connaît des difficultés à s'exporter, parce
qu'il est en langue de l'Etat local, destiné à un public bengali,
tamoul, pendjabis, mahratis, et non sous-titré (hormis en hindi au nord
et en anglais).
Pour traduire cette réalité complexe, l'approche par axes thématiques
reflétant aussi les périodes chronologiques nous a paru la plus
appropriée. Une soixantaine de films, longs métrages de fiction ou
documentaires, permettront d'illustrer le sujet, allant de la période
du muet, Raja Harishchandra, à l'époque actuelle, The Well, 2009, Sita chante le blues, 2008, Mumbaï, la cour des peintres, 2010, ou bien Klashi, Ville des lumières, 2010.
Bien sûr, une grande majorité d'œuvres indiennes mais aussi des films
occidentaux pour rendre compte de la richesse de cette civilisation et
de ses mutations.
Quels sont les axes retenus ?
L'Inde éternelle
: chronologiquement tout ce qui précède la colonisation britannique de
1772, tout ce qui renvoie aux valeurs culturelles essentielles : les
œuvres philosophiques, littéraires, religieuses, les légendes, le monde
des castes et le statut de la femme, tout ce qui concerne la tradition
réelle ou supposée permanente.
L'Inde coloniale
: Jusqu'en 1947. Temps de la conquête et de l'Empire des Indes. Tableau
d'un monde en apparence contrôlé et organisé (le British Raj), de la
domination de la Vice-Royauté anglaise grâce à quelques milliers
d'administrateurs, de soldats et d'entrepreneurs.
La décolonisation et le non-alignement
: L'Inde inaugure la décolonisation contemporaine. L'indépendance de
1947 traduit la partition du quasi-continent en deux grands Etats
rivaux, le Pakistan et l'Union indienne (ou Bharat). Cette naissance
émerge à travers les soubresauts de massacres réciproques à origine
confessionnelle et le plus grand déplacement de population du siècle
passé.
L'Inde moderne
: L'Inde actuelle, pas nécessairement la mieux connue, grande puissance
émergente sur la scène mondiale. On découvre au-delà des masses rurales
les gigantesques et dynamiques métropoles urbaines, les physiciens et
ingénieurs indiens ainsi que leurs grandes entreprises industrielles.
Ce "Cinéma des Indes" montrera ces transformations successives et confrontera différentes approches et représentations.
Alain Loussouarn
Directeur du festival Confrontation
|
| Demande
d'accréditation |
|
| |
|
Expositions | Invités & Rencontres | Programmation |
Rencontres ciné-jeunes
Partenaires | Restaurants et Hotel | Renseignements | Tarifs |
|
|
| Les
précédentes éditions du festival : |
|
|
|
|
|
|
Merci
de ne pas nous réclamer de fiche d'inscription pour vos
réalisations
cinématographiques car le festival Confrontation n'organise
pas de
compétition. Si toutefois votre film
était directement lié au thème de
cette année, vous pouvez envoyer une
copie DVD, DV ou VHS à l'attention de Alain Loussouarn,
Directeur du
festival à la Cinémathèque
euro-régionale Institut Jean Vigo, 1 rue
Jean Vielledent, 66000 Perpignan. Si Monsieur Loussouarn
décide
d'intégrer votre fiction dans la programmation, vous serez
invité à
venir la présenter à notre public. |
|