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RÉSUMÉS
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LE DICTATEUR - The Great Dictator
Réalisation : Charlie Chaplin – États - Unis, 1940, 2h10
Interprétation : Charles Chaplin, Jack Oakie, Paulette Goddard
Au cours de la Première Guerre mondiale, un soldat maladroit sauve la vie du valeureux pilote Schultz.
Quelques années plus tard, ce soldat devenu amnésique reprend son métier de barbier.
Adenoid Hynkel, qui est devenu dictateur de la Tomanie, ressemble
beaucoup au coiffeur et institue une discrimination contre les juifs. Or
le barbier est lui-même juif. Lors d’une rafle, alors que la Tomanie
envahit l’Österlich, Hynkel et le barbier sont mélangés.
Ce film est ouvertement inspiré par le régime nazi mis en place
par Hitler. Le dictateur incarné par Chaplin est largement inspiré par
celui-ci et le personnage de Benzino Napoloni fait penser au premier
coup d’oeil à un autre dictateur, l’italien Benito Mussolini. Bien que
réalisé avant le début de la Seconde Guerre Mondiale, le film laisse
entendre la possibilité d’une nouvelle guerre en Europe en même temps
qu’il rappelle la brutalité du régime allemand.
www.dictateurs.com
MORSE
Réalisation
: Tomas Alfredson – Suède, 2008, 1h54
Interprétation
: Kåre Hedebrant, Lina Leandersson, Per Ragnar
Oskar
est un adolescent fragile et marginal, totalement livré à lui-même. Pour
tromper son ennui, il se réfugie au fond de la cour enneigée de son immeuble,
et imagine des scènes de vengeance. Quand Eli s’installe avec son père sur le
même pallier que lui, Oskar trouve enfin quelqu’un avec qui se lier d’amitié.
Ne sortant que la nuit, la jeune fille ne manque pas de l’intriguer... et son
arrivée dans cette banlieue de Stockholm coïncide avec une série de morts
sanglantes et de disparitions mystérieuses... Il n’en faut pas plus à Oskar
pour comprendre ce qu’elle est vraiment. Leur complicité n’en pâtira pas, bien
au contraire...
Tomas
Alfredson a réalisé un film de genre ? Morse appartient à cette espère rare qui
défie son ADN pour allervoir ce qui se passe plus haut. Pour inviter la poésie
chez les monstres, même le morbide et la grâce, en racontant l’amour impossible
de deux enfants qui ne vieilliront jamais ensemble.
Si Bergman s’était découvert une passion pour les suceurs de sang, le résultat
aurait ressemblé à Morse, tant certains plans s’apparenteraient presque à des
toiles de Vermeer. Premiere.fr Plus
ARMAND, 15 ANS L'ETE
Réalisation : Blaise Harrison – France, 2011, 50 min
Interprétation : Armand Suarez
Produit avec le soutien
financier de la
Région Languedoc-Roussillon, en partenariat avec le CNC
Les derniers jours au
collège, la kermesse, les grandes vacances, la chaleur, le temps élastique.
Armand, 15 ans, est un peu gros, et un peu fille manquée. Il a ses manières,
prend très au sérieux les histoires de cœur de ses copines, se brosse les
cheveux pendant des heures et aime parler anglais. Quand les garçons font du
skate ou emballent les filles, Armand regarde Secret Story, fait une manucure à
une de ses amies ou s’allonge dans la garrigue. En pleine adolescence, le jeune
homme se tait, pense beaucoup, se questionne sûrement.
Sans voix off, sans interview
face caméra, le film capte de délicieuses saynètes de la vie quotidienne d’un
ado, dans la langueur des vacances. Devant Facebook, dans une fête de village
ou regardant la télé, les micros invisibles de Blaise Harrison saisissent au
vol les préoccupations d’Armand qui n’a pas encore choisi entre l’enfance et
l’âge adulte, entre être fille ou garçon, entre aimer les filles ou les
garçons. Le documentaire contemple la différence, l’ambiguïté, la solitude et
l’indétermination du jeune homme, dans un monde sans adultes. Libération.fr
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