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Joseph-Marie
Lo Duca
1910-2004
par Magali
Thomas.
Préface
de Jean A. Gili.
Voir
aussi la lettre de J.J. Meussy à propos de ce numéro
Un numéro 100,
événementiel pour une revue, ça se fête ! C'est la preuve éclatante
et chiffrée que la revue, dynamique, a su non seulement toucher un public
devenu fidèle mais est aussi reconnue par ses pairs et définitivement
pérenne. Et pourtant, l'idée en 1986 d'universitaires sudistes
(perpignanais, montpelliérains et aixois) et passionnés du 7e Art de
créer une revue pointue et érudite, dédiée aux seuls cinéphiles et
spécialistes du cinéma avec des documents rares, textes inédits ou
retrouvés, qui plus est, bimestrielle et abondamment illustrée, était
un pari osé ! Pour rappel, le n° 1, daté de septembre-octobre 86,
était La restauration des films : problèmes éthiques de Raymond Borde !
Vingt-deux ans ont passé, déjà ! Pour mémoire et comparaison, Les
Cahiers de la Cinémathèque, l'autre revue de l'Institut Jean Vigo
créée en 1970 par Marcel Oms, en sont à leur 38e année ! La lauréate
du numéro 100 est (en effet, on ne peut imaginer que le comité de
rédaction, présidé par François de la Bretèque, n'ait pas eu de
nombreuses propositions pour ce numéro historique) Magali Thomas, membre
de l'Association Française de Recherche sur l'Histoire du Cinéma (AFRHC).
Giuseppe Maria Lo Duca étant - comme il l'a souvent rappelé lui-même -
Italien (il est venu vers 1935 en France), c'est tout naturellement Jean
A. Gili, historien, critique et spécialiste du cinéma italien (bien
connu des lecteurs des Cahiers de la Cinémathèque), qui préface
l'ouvrage. Comme il le souligne si justement, la mort de Joseph-Marie Lo
Duca se fit dans l'indifférence quasi totale de la presse généraliste
et cinéphile et ce numéro rattrape, donc, grandement cette faute, Magali
Thomas nous offrant une étude biographique complète de quelque 16 pages.
Au final, vous saurez tout sur Joseph-Marie Lo Duca, né à Milan le 18
novembre 1910 et décédé à Fontainebleau le 6 août 2004, à 94 ans,
donc ! A la fois journaliste, écrivain, historien, critique, opérateur,
rédacteur de sous-titres, réalisateur..., connu seulement de nom... (au
sens propre et figuré. Sur la demi-douzaine d'ouvrages que je possède à
titre personnel de lui, tous sont signés seulement Lo Duca et l'on peut
donc comprendre que certains lecteurs ignorent ses prénoms) ...par bon
nombre de cinéphiles, il eut une activité cinématographique et une vie
littéraire incroyablement foisonnantes et diversifiées (l'homme,
spécialiste du dessin animé en 1936, s'intéressa à partir de 1956à la
sexologie et à l'érotologie, pas forcément cinématographiques). Une
bibliographie exhaustive - bilingue, française et italienne - des
ouvrages et articles conclut le tout. Si un inventaire d'écrits en langue
italienne est encore à faire, nul doute que Magali Thomas, dont ce
numéro est la synthèse d'un travail universitaire en cours, ne fasse
bientôt le point sur Giuseppe Maria Lo Duca devenu Joseph-Marie Lo Duca.
Albert
Montagne
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