A 57° EDITION DU FESTIVAL CONFRONTATION

“FILMER LE CORPS”

SE TIENDRA AU CINEMA CASTILLET DU 5 AU 10 MAI 2022

Cette 57° édition sera aussi la premiere pour notre nouvelle responsable du festival,
Marion poirson, et d’annonce pleine de nouveautes…

La 57° édition du Festival Confrontation va réunir cinéastes, historiens, professionnels du cinéma pour 5 jours de projections et d’événements !

La thématique du corps sera centrale : corps monstrueux ou sensuel, exultant ou terrain d’enjeux politiques, le corps permet une plongée dans toutes les cinématographies.

Du Golem des années 20 aux obsessions d’un  David Cronenberg ou Bertrand Mandico, du burlesque de Keaton au corps politisé… Les réalisatrices Marie Losier,  Catherine Corsini, Alexandra Lamy et Isabelle Solas présenteront leur filmographie où les corps sensuels, transformés, combattants, charcutés sont transcendés par la pellicule.

Un invité qui déborde des cadres du cinéma

Le coup d’envoi sera donné le 5 mai au Palais des Congrès avec un invité qui déborde du cadre du cinéma : sa vocation de couturier lui vient de Falbalas de Jacques Becker, ses marinières de Fassbinder… Enfant terrible de la mode et comparse de la movida, Jean Paul Gaultier ouvre le festival et nous parle de son cinéma !

Cette édition célèbrera aussi toutes les envies de cinéma : Nuit du ciné, ciné-concert, séance live et burlesque du  Rocky horror Picture Show  sur le modèle du mythique studio Galande… vous ne pourrez que participer !

Tout savoir sur nos invités sur ce lien

Jean Paul Gaultier, crédit photo Gorka Postigo

Cette année, le Festival Confrontation c’est…

DES EVENEMENTS :

Une grande soirée d’ouverture avec Jean Paul Gaultier, au Palais des Congrès
Des rencontres cinéma avec Jean Paul Gaultier, Catherine Corsini, Marie Losier et Isabelle Solas
1 Nuit du cinéma 4 films de 21h à 5h du matin, avec Pause Domino’s Pizza et petit Dèj des survivants
The Rocky horror Picture Show façon Studio Galande : une performance scénique mythique
Un ciné-concert

La thémathique FILMER LE CORPS

Le corps réinventé

Le cinéma non seulement met en valeur le corps, mais le réinvente. Sa perception par le spectateur est d’abord affaire de regard et de technique. Le cadrage cinématographique, inspiré par la peinture, est conçu à l’aune du corps humain. La vision du corps à l’écran naît du travail opéré par le cinéma, qui met en scène, oriente le regard, suscite l’identification. Il donne à voir, du fait de la projection, un corps aussi désincarné qu’impalpable, ou construit des corps imaginaires en associant les fragments de plusieurs d’entre eux, grâce au montage. Enfin, héritier des travaux de Marey et Muybridge sur la décomposition du mouvement, il le montre en action. Il le voile et le dévoile, le défigure ou le sublime.

Cronenberg, maîtres et héritiers

Le corps selon David Cronenberg apparaît comme le lieu privilégié de la transgression, qu’elle soit corporelle, sexuelle ou psychique. Cinéaste de l’extrême, Cronenberg n’hésite pas à en filmer la dégradation ou les métamorphoses. Il invente de nouveaux organismes vivants, et crée l’horreur à travers des figures de monstres, des manifestations physiques ignobles ou d’impressionnantes détériorations, mentales ou organiques. Descendant de Wegener et Tod Browning, Cronenberg a engendré toute une lignée d’héritiers, biologiques comme Brandon, son propre fils, également réalisateur, ou spirituels comme Julia Ducournau et Bertrand Mandico, qui n’hésitent pas dans leurs films à repousser sans cesse les limites du corps.

Déclinaisons politiques du corps

De tous temps, le corps est apparu comme indissociable du pouvoir politique. Vêtu ou dévêtu, il a constitué un efficace instrument de propagande, qu’il s’agisse des corps de dirigeants (images officielles de celui de Franco lors de ses funérailles), des athlètes dans Les dieux du stade, ou du travailleur stakhanoviste dans L’homme de marbre. Il peut également renvoyer à la question de l’être et du paraître. Exposées à l’écran, la nudité, et plus encore la sexualité ont attiré de tous temps les foudres des censeurs, obligeant les réalisateurs à inventer un langage spécifique pour contourner la censure. Enfin, le corps se trouve parfois érigé en lieu de mémoire, notamment en ce qui concerne les films sur la Shoah.

Keaton, la grâce du fou rire

Le cinéma burlesque a souvent associé comique et laideur, si bien que Buster Keaton apparaît comme une exception à la règle. Son corps harmonieux est empreint d’une grâce acrobatique qui exalte la beauté humaine. Ce n’est pas la dimension d’exploit physique qui frappe chez lui, mais son aisance, née d’un jeu de forces géométriques plus que d’une tension déformante. Ce corps apparaît dans son intégrité, sans doute en raison de cette célèbre impassibilité du visage qui le caractérise, et en est le prolongement naturel. Tout, chez Keaton, est corps et âme, dans une unité fondamentale de l’être qui participe d’une conception du beau.

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