Du 6 au 13 janvier, une plongée dans un cinéma inspiré des oeuvres de Jean Giono, en une conférence et 4 films !

Jeudi 6 janvier – 19h

Giono et le cinéma

Conférence de René Bernard, administrateur à l’Institut Jean Vigo

Conteur hors-pair, créateur de personnages à la personnalité très affirmée (et aux noms souvent originaux) Jean Giono ne pouvait pas échapper à l’intérêt des cinéastes.

Nous pensons bien sûr à Marcel Pagnol, autre grand créateur provençal. La collaboration des deux hommes, qui se terminera par une brouille, a donné quelques films inoubliables (AngèleRegainLa Femme du boulanger…) où leur goût commun pour le mélodrame n’empêche pas l’humour de se manifester. On connaît aussi la passion de Giono pour la Nature, que l’on retrouve dans des œuvres adaptées comme JofroiL’eau vive, où même Un roi sans divertissement où le lieu, les conditions climatiques ont une grande importance.

20h

Jofroi

Marcel PAGNOL

France, 1933, 52’ (Num.)

Int. : Vincent Scotto, Henri Poupon, Annie Toinon, Charles Blavette…

Deux paysans s’affrontent. Jofroi est âgé et il a vendu un verger au jeune Fonse. Celui-ci veut arracher les arbres, devenus improductifs depuis des années, pour semer du blé. Mais Jofroi défend ces arbres qu’il soigne depuis quarante ans, et menace de tuer Fonse s’il les supprime. Puis il menace de se suicider et fait du chantage à tout le village, pendant deux mois…

Vincent Scotto interprète avec beaucoup de conviction le rôle du vieux paysan entêté.

Meilleur film étranger en 1939 par le New-York Critic’s Circle Awards.

Mardi 11 janvier – 19h

Giono et le cinéma

L’homme qui plantait des arbres

Frédéric BACK

Canada, 1987, 30’ (Num.)

Narrateur : Philippe Noiret

Au cours d’une promenade dans des collines arides de Haute-Provence, un jeune homme rencontre un berger solitaire, Elzéar Bouffier, qui s’est donné pour mission de reboiser cette région, pour lui permettre de revivre. Des années plus tard, il peut constater le résultat de ce travail.

Le conte écologique de Jean Giono est superbement illustré dans ce film d’animation aux multiples récompenses, dont l’Oscar du meilleur court métrage d’animation.

Un roi sans divertissement

François LETERRIER

France, 1963, 1h28 (35 mm)

Int. : Claude Giraud, Colette Renard, Charles Vanel, Albert Rémy…

En 1840, dans un village isolé des monts d’Aubrac, le capitaine de gendarmerie Langlois vient en plein hiver enquêter sur un crime mystérieux. Il tente de s’identifier à l’assassin afin de comprendre son comportement, et finira par mieux se connaître lui-même.

Enquête policière difficile que les conditions climatiques compliquent davantage, et quête métaphysique : Jean Giono s’est beaucoup investi dans ce film, signant l’adaptation de son roman, les dialogues, et prêtant sa voix à … l’assassin.

Jeudi 13 janvier – 19h

Giono et le cinéma

Angèle

Marcel PAGNOL

France, 1934, 2h30 (Num.)

Int. : Orane Demazis, Fernandel, Henri Poupon, Édouard Delmont…

Fille de paysans, Angèle se laisse séduire par un “mauvais garçon” qui l’emmène à Marseille et la prostitue. Elle sera ramenée à la ferme paternelle, avec l’enfant qu’elle a mis au monde, par Saturnin, l’ouvrier de ses parents…

Marcel Pagnol a trouvé dans le roman de Jean Giono quelques-uns des thèmes mélodramatiques qui lui tenaient à cœur, mis en scène dans une approche néo-réaliste avant l’heure. Pour leur première collaboration, il offre à Fernandel l’occasion d’élargir son registre de comédien.

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