Le programme de cinéma de l’Institut Jean Vigo devient mensuel !
En effet, afin de s’adapter au mieux aux revers sanitaires divers, nous optons pour une formule plus «agile» : nous vous annoncerons désormais nos projections chaque mois sur notre nouvelle brochure programme. Et bien sûr, vous retrouverez toujours le programme sur notre site internet, nos réseaux sociaux et Allociné.

Retrouvez nos rendez-vous du mardi et du jeudi à 19h, salle Marcel Oms. Il n’y a plus de jauge mais nous demandons le pass sanitaire à l’entrée.

Ce mois de septembre est celui des retrouvailles avec notre salle et son public et notre programme est empreint de ce plaisir retrouvé du cinéma … en grand : ciné-concerts, conférences, associations invitées, et un grand invité qui viendra clore ce premier mois de programmation…

Jeudi 16 septembre à 19h

La Mère (Okaasan)
Mikio NARUSE
Japon, 1952, 1h38 (Num.)
Int. : Kinuyo Tanaka, Kiyoko Kagawa, Masao Mishima, Eiji Okada…

Masako Takahara tient une modeste blanchisserie en périphérie de Tokyo. La vie est dure, et les dégâts de la guerre se font encore sentir.
Toshiko, sa fille est pleine de gaieté et d’espoir. Les moments de joie ne manquent pas, mais l’adversité est parfois très forte. En dépit de toutes les difficultés, Masako reste une mère de famille vaillante,
toujours debout et souriante dans la tourmente.
L’un des meilleurs films pour comprendre le Japon d’après-guerre, signé d’un maître du «mélodrame discret».

Samedi 18 septembre à 18h15 • place St-Jacques à Canet-en-Roussillon • entrée libre

Des images du Canet d’antan

Ciné-concert en plein air

L’Institut Jean Vigo poursuit sa collecte de vieux films amateurs régionaux.
En partenariat avec la Ville de Canet-en-Roussillon, la cinémathèque a numérisé un grand nombre de films inédits sur Canet.
Le montage présenté sera l’occasion de découvrir les derniers films déposés et numérisés lors de ce ciné-concert.

Dans le cadre des Journées du Patrimoine

SAMEDI 18 & DIMANCHE 19 SEPTEMBRE

Journées du Patrimoine : Visite des collections sur la thématique de Dune & et ciné-conférence sur la Perpignan des années 80

L’Institut Jean Vigo ouvre les portes de ses collections à l’occasion des journées du patrimoine. Tout est en entrée libre !

Cette année, nous mettons en valeur deux points forts de nos collections avec une visite de l’Institut organisée autour de Dune, le film légendaire et maudit d’Alejandro Jodorowsky, dont nous possédons les plans de décors & une collaboration avec les Archives municipales pour une ciné-conférence sur le Perpignan des années 80.

SAMEDI 18 ET DIMANCHE 19, 16h :


Visite de l’Institut Jean Vigo sur la thématique du film Dune à partir d’une sélection de plans du décorateur Max Douy qui a collaboré au projet fou du cinéaste Alejandro Jodorowsky : dans les années 70, le réalisateur chilien décide d’adapter la sage de science-fiction de Franck Herbert, «Dune». L’ambition colossale du projet qui rassemble Alain Delon, Mick Jagger, Orson Welles, Salvador Dali à la distribution et une collecte d’artistes géniaux pour les effets spéciaux (Giger, Moebius) construira la légende de ce film qui ne sortira jamais.

Il s’avère que L’Institut Jean Vigo détient dans ses fonds une partie de ce projet fou : scénario, dossier de presse et surtout, découverts il y a peu, un ensemble d’une centaine de calques de travail du décorateur de plateau Max Douy : des dessins magnifiques de décors, scènes, inspirés des travaux de Giger et Moebius.

Ces journées du patrimoine seront ainsi l’occasion de montrer ces précieux documents, et de remodeler les visites de la cinémathèque sur la trace des différentes versions de Dune, des films qui l’ont précédés et de ceux qu’il a influencé.

SAMEDI 18 ET DIMANCHE 19 17h :


Perpignan des années 80


Ciné-conférence par Michelle Pernelle, directrice des Archives Municipales Camille Fourquet de Perpignan, Michel Cadé, historien, responsable patrimoine à l’Institut Jean Vigo, Julien Avet, responsable des collections films à l’Institut Jean Vigo.

Le Perpignan des années 80 est un film de montage, fait à partir de deux films commandés par la Mairie de Perpignan au début des années 80, panorama des évolutions de la ville : destruction du Marché République et construction du nouveau parking, destruction de l’ancien Lycée Arago (place Arago), les toutes récentes cités du Champs de Mars, Vernet-Salanque, les quartiers Emile Roudayre et Saint-Exupéry, mais aussi le projet d’un magnifique Hotel de Ville qui n’a pas vu le jour et devait être installé sur les rives de la Têt…

Mardi 21 septembre à 19h

CYCLE REVOIR ABBAS KIAROSTAMI

ABBAS KIAROSTAMI (1940 – 2016)
Dès ses premiers films, à vocation pédagogique, puis dans ses oeuvres ultérieures, Abbas Kiarostami s’est affirmé comme l’un des grands réalisateurs contemporains, caractérisé par un véritable humanisme, une approche quasi documentaire de la fiction, riche en résonances sociologiques, philosophiques et poétiques, et un sens esthétique très sûr.

Le Pain et la rue (Nân va Koutcheh)
Abbas KIAROSTAMI, Iran, 1970, 12’ (Num.)
Int. : Reza Hashemi…

Le premier film réalisé par Abbas Kiarostami : un petit garçon rentre
chez lui en rapportant un pain. Un obstacle imprévu l’arrête…

Expérience (Tadjrebeh)
Abbas KIAROSTAMI
Iran, 1973, 56’ (Num.)
Int. : Parviz Naderi, Hossein Yar Mohammadi…

Mohammad, un jeune garçon de 14 ans, est employé à tout faire dans
la boutique d’un photographe où il est autorisé à dormir. Son patron
et son grand frère le malmènent, mais il trouve une échappatoire en
rêvant d’amour, d’abord avec les photos de belles clientes, puis parce
qu’une jeune fille semble s’intéresser à lui…

Jeudi 23 septembre à 19h

Le Goût de la cerise (Ta’m-e gilas)
Abbas KIAROSTAMI
Iran, 1999, 1h39 (Num.)
Int. : Homayoun Ershadi, Abdol Hossein Bagheri, Safar Ali Moradi…

Le conducteur d’un 4X4 cherche désespérément un homme qui
pourrait lui rendre un service peu banal, contre rémunération. Ses
discussions avec ses passagers successifs donnent divers éclairages
sur la société iranienne, ses minorités, ses problèmes économiques,
l’importance de la religion… Considérations philosophiques ou
évocations poétiques renforcent certains de ces propos.
Un film charnière dans l’oeuvre de Kiarostami, annonçant des
réalisations plus expérimentales.
Palme d’or à Cannes en 1997.

Mardi 28 septembre à 19h

La nouvelle Babylone • Ciné-concert & conférence

A l’occasion des commémorations des 150 ans de la Commune de Paris, L’Institut Jean Vigo propose une ciné-conférence sur la Commune à Perpignan et un ciné-concert sur La Nouvelle Babylone, chef d’œuvre du cinéma soviétique

Conférence • 1871 : La Commune de Paris …à Perpignan !

Conférence de Jérôme Quaretti, historien perpignanais spécialiste de la Commune et exploitant de cinémas.
En 1870-1871, le mouvement communaliste ne fut pas que parisien. Des communes eurent lieu en province notamment Narbonne. Quant aux P-O, ils connurent une agitation bien originale…

Ciné-concert
La Nouvelle Babylone
(Novy Vavilon)
Grigori KOZINTSEV, Leonid TRAUBERG, URSS, 1929, 1h23 (Num.)
Int. : David Gutman, Elena Kouzmina, Andrei Kostrichkin…

Été 1870. Les soldats français partent pour le front, acclamés par la bourgeoisie parisienne. Quelques mois plus tard, les Prussiens sont aux portes de Paris. Les bourgeois veulent capituler, les prolétaires veulent prendre leur destin en main et créent un gouvernement : « la Commune ». Une sanglante répression va suivre. Dans cette tourmente, une vendeuse du grand magasin La Nouvelle Babylone, communarde, et un soldat, discipliné, tombent amoureux…
Un des chefs-d’œuvre du cinéma muet soviétique.

Copie provenant des collections de la Cinémathèque de Toulouse

Le film sera accompagné à l’accordéon par Virgile Goller

Jeudi 30 septembre à 18h

Une vie suspendue • Rencontre avec Jacques Weber

Rencontre avec Jacques Weber autour de son livre Paris-Beyrouth, retraçant l’aventure que fût le tournage dans un Liban en guerre du film de Jocelyne Saab Une vie suspendue

Jacques Weber dédicacera son livre, vendu sur place par la Librairie Torcatis

Une vie suspendue (L’Adolescente sucre d’amour)
(Hayat moualaka – Ghazl El-Banat)
Jocelyne SAAB, Liban/France/Canada, 1985, 1h30 (35 mm)
Int. : Jacques Weber, Hala Bassam, Juliet Berto…

La jeune Samar a toujours vécu parmi des combattants dans un Liban en guerre. Elle a des manières brusques, mais elle adore les films égyptiens à l’eau de rose. Plus âgé, Karim est un peintre talentueux qui, désabusé, s’enferme chez lui. C’est la guerre qui rend possible la rencontre de ces deux personnages que tout oppose…
Venue du documentaire, Jocelyne Saab enchâsse cette fiction dans un cadre historique poignant, Beyrouth ravagée par la guerre mais où subsistent des traces d’un passé prospère.

Copie provenant des collections du CNC Patrimoine

En partenariat avec le Théâtre de l’Archipel à l’occasion du spectacle  Le roi Lear

Jacques Weber

Acteur, metteur en scène, à l’occasion réalisateur, Jacques Weber a également été directeur de compagnies. Au théâtre, on a l’impression qu’il a tout joué, de Shakespeare à É. E. Schmitt, mais on ne peut s’empêcher de penser à Cyrano ! À la télévision et au cinéma, il fait preuve également d’un grand éclectisme, des dramatiques État de siège ou Mort à Sarajevo à des comédies légères

En plein triomphe dans Cyrano, au théâtre Mogador, Jacques Weber perd la voix et doit interrompre les représentations. Il se voit alors proposer deux mois de tournage au Liban, en pleine guerre. Ce sera La vie suspendue de Jocelyne Saab. Cette expérience inoubliable à bien des égards, il la raconte dans Paris-Beyrouth (2020 – édit. Cherche Midi), un ouvrage qu’il dédicacera à l’issue de la rencontre.

Le livre : Paris-Beyrouth

de Jacques Weber, editions du Cherche Midi, 2020

Vertige de l’amour et de la guerre. Jacques Weber triomphe dans Cyrano, à Mogador. Soudain, il perd sa voix. Perdre sa voix, n’est-ce que « dans la tête », comme lui répètent les médecins ?
Il se voit alors proposer deux mois de tournage au Liban, en pleine guerre. Il faudrait quitter Christine et leur petit garçon… Ne serait-ce pas fou, inconscient, improbable ?
Christine l’accompagne finalement, à Beyrouth, où la mort est un bruit persistant. Le café blanc, la danse des mouchoirs, le parfum du jasmin, n’ont très vite plus rien de pittoresque ; il faut s’habituer aux grondements de la montagne, aux tirs en rafales, aux joutes avec des kalachnikovs.
La survie s’installe dans les chairs du couple. Le « rat dans la gorge » est bien petit face à l’urgence de vivre.


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