On se retrouve dès le 4 janvier tous les mardis et jeudis à 19h, avec un mois de janvier très riche : un cycle consacré à Giono, au Festival Maghreb si loin si proche, une thématique sur la frontière… Et un grand film méconnu de Dennis Hopper, tout juste re-sorti pour commencer la saison !

Mardi 4 janvier – 19h

Out of the blue

Dennis HOPPER

USA, 1981, 1h34 (Num.)

Int. : Linda Manz, Dennis Hopper, Sharon Farrell, Raymond Burr…

Don, un camionneur alcoolique et désabusé, a percuté un bus rempli d’enfants. Tandis qu’il purge une peine de prison, Katie, sa femme, se réfugie dans la drogue et les bras d’autres hommes, et Cindy, sa fille, multiplie les fugues et ne jure que par Johnny Rotten, le chanteur des Sex Pistols. Lorsqu’il est libéré, Don tente d’impulser un nouveau départ à une famille anéantie. Mais les démons du passé ressurgissent…

Le film sera précédé du court métrage Héloïse de Floréal Peleato, 15’, résultat d’une résidence d’artiste Mémoire filmique à l’Institut Jean Vigo soutenue par le CNC.

Jeudi 6 janvier – 19h

Giono et le cinéma

Conférence de René Bernard, administrateur à l’Institut Jean Vigo

Conteur hors-pair, créateur de personnages à la personnalité très affirmée (et aux noms souvent originaux) Jean Giono ne pouvait pas échapper à l’intérêt des cinéastes.

Nous pensons bien sûr à Marcel Pagnol, autre grand créateur provençal. La collaboration des deux hommes, qui se terminera par une brouille, a donné quelques films inoubliables (Angèle, Regain, La Femme du boulanger…) où leur goût commun pour le mélodrame n’empêche pas l’humour de se manifester. On connaît aussi la passion de Giono pour la Nature, que l’on retrouve dans des œuvres adaptées comme Jofroi, L’eau vive, où même Un roi sans divertissement où le lieu, les conditions climatiques ont une grande importance.

20h

Jofroi

Marcel PAGNOL

France, 1933, 52’ (Num.)

Int. : Vincent Scotto, Henri Poupon, Annie Toinon, Charles Blavette…

Deux paysans s’affrontent. Jofroi est âgé et il a vendu un verger au jeune Fonse. Celui-ci veut arracher les arbres, devenus improductifs depuis des années, pour semer du blé. Mais Jofroi défend ces arbres qu’il soigne depuis quarante ans, et menace de tuer Fonse s’il les supprime. Puis il menace de se suicider et fait du chantage à tout le village, pendant deux mois…

Vincent Scotto interprète avec beaucoup de conviction le rôle du vieux paysan entêté.

Meilleur film étranger en 1939 par le New-York Critic’s Circle Awards.

Mardi 11 janvier – 19h

Giono et le cinéma

L’homme qui plantait des arbres

Frédéric BACK

Canada, 1987, 30’ (Num.)

Narrateur : Philippe Noiret

Au cours d’une promenade dans des collines arides de Haute-Provence, un jeune homme rencontre un berger solitaire, Elzéar Bouffier, qui s’est donné pour mission de reboiser cette région, pour lui permettre de revivre. Des années plus tard, il peut constater le résultat de ce travail.

Le conte écologique de Jean Giono est superbement illustré dans ce film d’animation aux multiples récompenses, dont l’Oscar du meilleur court métrage d’animation.

Un roi sans divertissement

François LETERRIER

France, 1963, 1h28 (35 mm)

Int. : Claude Giraud, Colette Renard, Charles Vanel, Albert Rémy…

En 1840, dans un village isolé des monts d’Aubrac, le capitaine de gendarmerie Langlois vient en plein hiver enquêter sur un crime mystérieux. Il tente de s’identifier à l’assassin afin de comprendre son comportement, et finira par mieux se connaître lui-même.

Enquête policière difficile que les conditions climatiques compliquent davantage, et quête métaphysique : Jean Giono s’est beaucoup investi dans ce film, signant l’adaptation de son roman, les dialogues, et prêtant sa voix à … l’assassin.

Jeudi 13 janvier – 19h

Giono et le cinéma

Angèle

Marcel PAGNOL

France, 1934, 2h30 (Num.)

Int. : Orane Demazis, Fernandel, Henri Poupon, Édouard Delmont…

Fille de paysans, Angèle se laisse séduire par un “mauvais garçon” qui l’emmène à Marseille et la prostitue. Elle sera ramenée à la ferme paternelle, avec l’enfant qu’elle a mis au monde, par Saturnin, l’ouvrier de ses parents…

Marcel Pagnol a trouvé dans le roman de Jean Giono quelques-uns des thèmes mélodramatiques qui lui tenaient à cœur, mis en scène dans une approche néo-réaliste avant l’heure. Pour leur première collaboration, il offre à Fernandel l’occasion d’élargir son registre de comédien.

Mardi 18 janvier

Festival Maghreb si loin si proche : toute la programmation du festival sur ce lien

En présence de Merzak Allouache

18h30

Les enfants du vent

Brahim TSAKI

Algérie, 1981, 1h (35mm)

Int. : Boualem Bennani, Djamel Youbi

Trois histoires d’enfants :

Œufs cuits est l’histoire d’un petit garçon qui vend des œufs dans les bars. Deux personnages le déçoivent : son père et un comédien.

Djamel au pays des images raconte les péripéties d’un enfant confronté à deux mondes, celui des images télévisuelles et le monde de la réalité.

La boîte dans le désert est l’histoire d’enfants fabriquant des machines ingénieuses avec des déchets de ferraille.

Prix de la Critique à Venise en 1981.

21h

Omar Gatlato

Merzak ALLOUACHE

Algérie, 1977, 1h30  (35mm)

Int. : Boualem Bennani, Aziz Degga, Farida Guenaneche…

Employé au service des fraudes, Omar a une grande passion pour la musique : il possède une Minicassette, avec laquelle il enregistre des chansons chaâbi au cours de soirées, ou les chansons de films indiens. La perte de ce précieux appareil va entraîner des conséquences inattendues…

Le film tournant du cinéma algérien, décrivant avec humour le désœuvrement, l’ennui et la débrouille d’une grande partie de la jeunesse confrontée au chômage, au manque de logement et à la séparation des sexes.

INVITE : Merzak ALLOUACHE

Sûrement le plus connu des cinéastes algériens. Après une formation à l’Institut National du Cinéma d’Alger et, en France, à l’IDHEC, il réalise en 1977 son premier film de fiction Omar Gatlato, salué à la Semaine de la Critique. Le grand public le découvre avec les comédies Bab El Oued City, Salut Cousin ! ou Chouchou. Nombre de ses films explorent les mutations d’une société algérienne en prise avec son histoire tourmentée.

Repas entre les deux films (réservation : 04 68 34 09 39) sous réserve des dispositifs sanitaires en place.

Jeudi 20 janvier – 14h30 • Entrée réservée aux adhérents du Cercle Rigaud et de l’Institut Jean Vigo

Cercle Rigaud

Moi, Georg Bazelitz

Heinz Peter SCHWERFEL

France, 2019, 52’ (Num.)

Peintre et sculpteur d’origine allemande, Georg Baselitz est un des plus grands artistes contemporains. Son œuvre est exposée dans les musées les plus prestigieux du monde et, dans le marché de l’art, on s’arrache ses peintures. Depuis plus de 30 ans, le réalisateur Heinz Peter Schwerfel pose sa caméra sur l’artiste non conformiste et opiniâtre qu’est Baselitz, récoltant ses déclarations et explorant ses procédés de travail. Ce documentaire présente un tête-à-tête entre l’artiste et sa création, visitant les premiers jalons de sa carrière et les œuvres qui l’ont profondément marquée. Une rencontre fascinante avec un artiste hors-norme.

Jeudi 20 janvier – 19h

Festival Maghreb si loin si proche

En présence du réalisateur

Boudjemâa et la maison cinéma

Mohamed LATRÈCHE

Algérie, 2021, 1h02  (Num.)

À 75 ans Boudjemâa Carèche, ancien directeur de la Cinémathèque algérienne durant 34 ans a, depuis 2004, pris la décision de ne plus parler de cinéma. Pourquoi ? La réponse est à chercher du côté des circonstances qui ont provoqué son éviction de la Cinémathèque.

« Aujourd’hui quand j’écoute les ministres qui pleurent l’absence de salles de cinéma, pourquoi il n’y en pas… Ils ne veulent pas de salles de cinéma. Parce qu’ils savent que le cinéma libère. Le film rend les gens libres. Et ils ne veulent pas des gens libres. Donc il n’y a pas de salles de cinéma.» (Boudjemâa Karèche)

Mohamed LATRÈCHE

Originaire de Sidi-Bel-Abbès, ville de l’ouest algérien, Mohamed Latrèche est venu poursuivre des études de sciences politiques en France. À la recherche de l’Émir Abd El-Kader (2004) est son premier film documentaire, réalisé après son court métrage de fiction Rumeur, etc. (2003). Il est également producteur et distributeur au sein de SORA, société qu’il a créée en 2003 à Alger. Il partage sa vie entre la France et l’Algérie.

Mardi 25 janvier – 19h

CYCLE : Postes frontières

Foxtrot

Samuel MAOZ

Israël, 2017, 1h53  (Num.)

Int. : Lior Ashkenazi, Sarah Adler, Yonaton Shiray, Shira Haas…

Michael et Dafna, mènent une vie heureuse à Tel Aviv. Leur fils aîné effectue son service militaire sur un poste frontière, en plein désert.
Un matin, des soldats sonnent à la porte du foyer familial…

« On peut voir le titre du film comme une métaphore. C’est la seule danse que je connais où les danseurs reviennent toujours à leur point de départ, en tournant en quelque sorte en ronde, comme dans un cercle fermé (et vicieux) qui se répète à l’infini… C’est la situation de mes personnages, et peut-être aussi de la société israélienne dans son ensemble. C’est le mouvement obsessionnel qu’Israël ne cesse de répéter depuis sa création, génération après génération… » (Samuel Maoz – Dossier de presse)

Jeudi 27 janvier – 19h

CYCLE Postes frontières

Joint Security Area

Park CHAN-WOOK

Corée du Sud, 2000, 1h50  (Num.)

Int. : Song Kang-Ho, Lee Byung-hun, Kim Myoeng-Su, Lee Yeong-Ae

À la suite d’une fusillade dans la Zone Commune de Sécurité (Joint Security Area) séparant les deux Corée, deux soldats de l’armée nord-coréenne sont retrouvés morts. Afin que la situation ne dégénère pas, une jeune enquêtrice suisse est chargée de mener les auditions des soldats qui étaient en poste…

« C’est dans son long flash-back central, entre le western et La Grande Illusion version coréenne, que ce pamphlet antimilitariste puise sa force : la noirceur romanesque, l’humour tordu et la virtuosité en germe du cinéaste y font exploser les codes bien rodés du film d’enquête. » (Nicolas Schaller – Le Nouvel Obs)

Tarifs

                                                                                      normal     réduit *
La séance………………………………………………….…..6€……….4,50€
Carte 3 films……………………………………………..….15€
Carnet 10 films………………………………………….….45€……….35€
Pass complet adhérents
(adhésion+Saison)….….85€……….60€

Carte d’adhérent………………………………………….30€……….20€

Billetterie en ligne sur notre site.

La carte d’adhérent à l’Institut Jean Vigo donne droit :

  • à l’acquisition des Pass complets à la Saison, Confrontation et au tarif réduit sur les carnets de la Saison cinéma.
  • à l’accès à la Médiathèque de l’Institut Jean Vigo
  • à l’entrée aux séances du Colloque
  • aux numéros de la Revue Archives publiés pendant la saison.

* Etudiants de moins de 27 ans, chômeurs, bénéficiaires des minima sociaux (sur présentation d’un justificatif) et membres du Comité des Oeuvres Sociales de la Ville de Perpignan.
Tarif Pass’Culture 3 €, à retirer au kiosque Pass’Culture de l’Université de Perpignan

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