L’Institut Jean Vigo accueille tous les ans une étape du Festival Maghreb si loin si proche, organisé par Cinémaginaire. Nous avons le plaisir cette année de recevoir deux grands réalisateurs algériens, Merzak Allouache et Mohamaed Latrèche !

Mardi 18 janvier

Deux séances, présentées par Merzak Allouache

Merzak Allouache

Sûrement le plus connu des cinéastes algériens. Après une formation à l’Institut National du Cinéma d’Alger et, en France, à l’IDHEC, il réalise en 1977 son premier film de fiction Omar Gatlato, salué à la Semaine de la Critique. Le grand public le découvre avec les comédies Bab El Oued City, Salut Cousin ! ou Chouchou. Nombre de ses films explorent les mutations d’une société algérienne en prise avec son histoire tourmentée.

18h30

Les enfants du vent

Brahim TSAKI

Algérie, 1981, 1h (35mm)

Int. : Boualem Bennani, Djamel Youbi

Trois histoires d’enfants :

Œufs cuits est l’histoire d’un petit garçon qui vend des œufs dans les bars. Deux personnages le déçoivent : son père et un comédien.

Djamel au pays des images raconte les péripéties d’un enfant confronté à deux mondes, celui des images télévisuelles et le monde de la réalité.

La boîte dans le désert est l’histoire d’enfants fabriquant des machines ingénieuses avec des déchets de ferraille. 

Prix de la Critique à Venise en 1981. 

Repas entre les deux films de la soirée (réservation : 04 68 34 09 39) sous réserve des dispositifs sanitaires en place.

21h

Omar Gatlato 

Merzak ALLOUACHE

Algérie, 1977, 1h30  (35mm)

Int. : Boualem Bennani, Aziz Degga, Farida Guenaneche…

Employé au service des fraudes, Omar a une grande passion pour la musique : il possède une Minicassette, avec laquelle il enregistre des chansons chaâbi au cours de soirées, ou les chansons de films indiens. La perte de ce précieux appareil va entraîner des conséquences inattendues…

Le film tournant du cinéma algérien, décrivant avec humour le désœuvrement, l’ennui et la débrouille d’une grande partie de la jeunesse confrontée au chômage, au manque de logement et à la séparation des sexes.

Omar Gatlato

Jeudi 20 janvier à 19h

Séance présentée par le réalisateur Mohamed Latrèche

Originaire de Sidi-Bel-Abbès, ville de l’ouest algérien, Mohamed Latrèche est venu poursuivre des études de sciences politiques en France. À la recherche de l’Émir Abd El-Kader (2004) est son premier film documentaire, réalisé après son court métrage de fiction Rumeur, etc. (2003). Il est également producteur et distributeur au sein de SORA, société qu’il a créée en 2003 à Alger. Il partage sa vie entre la France et l’Algérie.

Boudjemâa et la maison cinéma

Mohamed LATRÈCHE

Algérie, 2021, 1h02  (Num.)

À 75 ans Boudjemâa Carèche, ancien directeur de la Cinémathèque algérienne durant 34 ans a, depuis 2004, pris la décision de ne plus parler de cinéma. Pourquoi ? La réponse est à chercher du côté des circonstances qui ont provoqué son éviction de la Cinémathèque.

« Aujourd’hui quand j’écoute les ministres qui pleurent l’absence de salles de cinéma, pourquoi il n’y en pas… Ils ne veulent pas de salles de cinéma. Parce qu’ils savent que le cinéma libère. Le film rend les gens libres. Et ils ne veulent pas des gens libres. Donc il n’y a pas de salles de cinéma.» (Boudjemâa Karèche)

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

En soumettant ce formulaire, j'accepte que les informations saisies soient utilisées dans le cadre de ma demande et de la relation commerciale qui peut en découler avec l'institut Jean Vigo conformément à la politique de confidentialité du site.