L’institut Jean Vigo est très heureux de rouvrir – Enfin ! -les portes de la salle Marcel Oms !

Nous reprenons la programmation en urgence donc, dès le jeudi 20 mai et au rythme habituel de deux séances par semaines les mardis et jeudis à 19h.

Ce qui change ? la jauge : notre salle de 100 places pourra accueillir 35 spectateurs (cette jauge devrait être augmentée à partir du 9 juin prochain).

Nous vous demanderons donc de réserver vos places à l’avance, par téléphone au 04 68 34 09 39 ou sur les liens d’inscriptions correspondant à chaque séance.

JEUDI 20 MAI  19h

Cycle Ida Lupino

Avant de t’aimer (Not wanted)  

Ida LUPINO

USA, 1949, 1h31 (Num.)

Int : Sally Forrest , Keefe Brasselle , Leo Penn…

 Une jeune femme, un peu perdue, s’empare d’un bébé dans un landau. Elle part lentement, radieuse… mais la mère la rattrape et elle est arrêtée… Ida Lupino, productrice, scénariste du film, prend en charge la réalisation quand le réalisateur, Elmer Clifton, est victime d’une crise cardiaque après trois jours de tournage. On est admiratif devant la maîtrise, la délicatesse, la retenue de cette débutante traitant un “sujet de société” important à l’époque : la situation des “filles mères”, qui aurait facilement pu devenir un mélodrame larmoyant mais reste plein de sensibilité et de pudeur.

JAUGE LIMITEE : réservez au 04 68 34 09 39 ou ci-dessous

MARDI 25 MAI  19h

Cycle Ida Lupino

Outrage  

Ida LUPINO

USA, 1950, 1h15 (Num.)

Int : Mala Powers, Tod Andrews, Robert Clarke…  

Dans une petite ville américaine, Ann Walton, une jeune comptable, doit épouser Jim Owens. Elle est alors victime d’un viol et sa vie tourne au cauchemar. Ne supportant plus la sollicitude des uns ou la curiosité des autres, elle décide de changer radicalement de vie…Outrage est le récit de cette lente guérison et Anne est un personnage central du cinéma de Lupino qui, passée réalisatrice, n’a cessé de mettre en scène des êtres blessés par la vie qui cherchent comment panser leurs blessures. Cette blessure, le viol, est un moment de cinéma magistral.

JAUGE LIMITEE : réservez au 04 68 34 09 39 ou ci-dessous

MERCREDI 26 MAI  19h

Séance en ligne

Un cycle sur le rugby ! #Allezl’USAP

Adieu la Chair

Yoann Guignard

France, 2017, 15’, fiction

Un stade de rugby d’un village du Sud Ouest. Chaque dimanche les corps s’entrechoquent violemment. Sur le bord du terrain, Louis et ses amis juniors sont fascinés devant les exploits de l’équipe adulte.

Suivi d’un court montage d’époque issu de nos collections : en mai 1977, M. Sicart filme en super 8 la montée des supporters de l’USAP à Paris, depuis l’embarquement en gare de Perpignan et jusqu’au Parc des Princes, quelques minutes avant la finale contre l’AS Biterroise.

L’Institut Jean Vigo compte bien accompagner la montée de l’USAP en finale : nous vous proposons deux séances avec un film contemporain et un montage d’images d’archives et des débats regroupant cinéastes, ancien joueurs et membres de l’USAP.

Nombre de cinéastes se sont passionnés pour le rugby, et se sont attachés à montrer ce qui fait la particularité de ce sport : la grande fraternité qui y règne, le rôle pivot qu’une équipe joue dans un village, la soif de faire partie d’une équipe et s’inscrire dans une tradition, mais aussi les rites des vestiaires, la rencontre avec les corps des joueurs…

Nous avons eu le plaisir de construire cette programmation avec les membres de l’USAP, de l’Association Jean Michel Canet Académie du rugby catalan, et de l’amicale des anciens joueurs de l’USAP. Nous remercions particulièrement Messieurs Alphonse Noguera, Louis Carles, René Philippot, Gérard Majoral et Anthony Castany.

JEUDI 27 MAI  19h

Cycle Ida Lupino

The Bigamist

Ida LUPINO

USA, 1953, 1h23 (Num.)

Int : Ida Lupino, Joan Fontaine, Emond O’Brien…

Un couple qui veut adopter un enfant est reçu dans une agence où l’employé annonce qu’il va enquêter sur leur vie privée. La réaction du mari l’intrigue… Encore une fois Ida Lupino surprend en traitant avec sobriété et délicatesse un sujet qui donne lieu habituellement à des vaudevilles plus ou moins gras ou à des mélodrames plus ou moins lacrymogènes. Comme dans ses autres films, elle le tire vers une peinture très nuancée d’êtres solitaires prisonniers d’une vie qu’ils n’avaient pas vraiment choisie – ici deux femmes et un homme.

JAUGE LIMITEE : réservez au 04 68 34 09 39 ou ci-dessous

MARDI 1er JUIN 19h

Redécouvrir Alberto Lattuada

Les adolescentes

Alberto Lattuada, Dolci inganni

Italie, 1960, 1h30 (Num.)

Int : Catherine Spaak, Christian Marquand, Jean Sorel

Une jeune fille de bonne famille, Francesca, dix-sept ans, se réveille un matin consciente de son attirance pour Enrico, un architecte qui a vingt ans de plus qu’elle. Une attirance qui va hanter cette journée d’été au cours de laquelle la jeune fille, de rencontres en rencontres, va décider de ne pas résister à l’appel de la vie adulte. Au risque de subir une douce désillusion…

« Entrée dans la modernité cinématographique pour son auteur, Les Adolescentes s’inscrit dans un mouvement de rajeunissement qui touche le cinéma européen dans son ensemble. Son héroïne représente la fin des vieilles certitudes et l’entrée dans un monde nouveau détaché des prescriptions anciennes, plus libre sans doute, mais plus désenchanté aussi. »  Jean-François Rauger – La Cinémathèque Française

JAUGE LIMITEE : réservez au 04 68 34 09 39 ou ci-dessous

JEUDI 3 JUIN 19h

Redécouvrir Alberto Lattuada

Guendalina

Alberto Lattuada

Italie, 1956, 1h40 (Num.)

Int : Jacqueline Sassard, Raf Valone, Sylva Koscina

La saison se termine dans la station balnéaire de Viareggio et la jeune Guendalina, fille d’un couple de bourgeois, voit se prolonger indéfiniment ses vacances en compagnie de sa mère : ses parents sont au bord de la séparation et le retour à Milan a été reporté. Sans grande conviction et surtout pour dissiper son ennui, Guendalina flirte avec Oberdan, un jeune homme d’origine sociale modeste.

JAUGE LIMITEE : réservez au 04 68 34 09 39 ou ci-dessous

MERCREDI 9 JUIN 19h

Séance en ligne • Rencontre avec le réalisateur

Alain Escalle est né et travaille aujourd’hui à Argelès. Son oeuvre filmique, onirique et poétique, se situe entre la peinture et le cinéma d’animation.

Etreintes

Alain Escalle, France, 2020, 12’44

Court-métrage d’animation

“De l’espace laissé vide de nos étreintes ne reste que la ronde des souvenirs. Une danse, Des corps s’étirent, se déchirent et s’enlacent… Des persécutions, La guerre peut-être, alors que sonne le souffle de l’absence et le poids de la solitude.”

Un homme se réveille, nu au milieu des ruines d’un conflit passé. Puis le souvenir des corps qui s’enlacent, se déchirent et se font mémoire. L’autre qui a disparu.

JEUDI 10 JUIN 19h

La beauté des choses (Lust och fägring stor)

Bo WIDERBERG

Suède, 1995, 2h05 (Num.)

Int.: Johan Widerberg, Marika Lagercrantz…

1943. Stig, un jeune lycéen devient l’amant de sa professeure Viola. Mais Stig rencontre fortuitement Frank, le mari de Viola, représentant de commerce, alcoolique et fantasque. Une étrange relation d’amitié va naître entre eux…

Le cinéaste construit son film à partir de ses souvenirs d’enfance à Malmö. L’amour chez Widerberg est souvent une invitation à l’émancipation des êtres, l’éveil des sens se doublant d’une soif de liberté et de la naissance d’une conscience politique et morale.

VENDREDI 11 JUIN  19h

Les enfants du Marais

Quentin Cézard, Raphaële Taquard et Thomas Gathy

France, 2020, 1h01 (Num.)

Destins croisés au coeur du plus grand squat de France. Nafissat, Rudina, Salman et Myriam. Quatre migrants, parents ou adolescents, vivant au Marais, un squat du centre-ville de Caen. Sans voix off, ils nous racontent comment ils réussissent dans la clandestinité à se forger une identité française. Comment ils vivent dans cet immense squat autogéré accueillant 250 habitants dont 80 enfants. Ils nous entraînent dans leur quotidien et révèlent leurs difficultés et leur rêve de « ne plus être considéré comme des invisibles et des indésirables ».

Bouge-Toit ainsi que d’autres intervenant.e.s seront invité.e.s à prendre la parole autour de plusieurs sujets : le cadre légal concernant les squats, les chiffres et le constat concernant les personnes exilées exclues des dispositifs de droits communs relatifs au logement, la situation locale avec l’histoire des squats à Perpignan mais aussi les perspectives et les espoirs possibles pour l’avenir !

Entrée à prix libre

Séance proposée par Yes futur, Les Trous Dentés, Bouge-toit

MARDI 17 JUIN

18h Rencontre avec Marco Caramelli, auteur de l’ouvrage Un beau désordre.

19h Huit et demi (Otto e mezzo)

Federico FELLINI

Italie, 1963, 2h18 (Num.)

Int : Marcello Mastroianni, Anouk Aimée, Claudia cardinale

Après les débuts néo-réalistes, puis la consécration de La dolce vita – qui annonçait déjà le renouvellement accompli par Huit et demi –, et avant une seconde partie de carrière plus excentrique, colorée, symboliste voire surréaliste par moments, Fellini veut faire le point. Mais pas seul : il nous invite à explorer avec lui les limbes de son esprit, de ses névroses et de ses passions. Parmi les nombreux films qui parlent du cinéma lui-même, Huit et demi de Federico Fellini, sorti en 1963, est un immanquable : un regard quasi autobiographique sur les affres de la création.

En partenariat avec le Centre Méditerranéen de Littérature

MERCREDI 16 JUIN  18h

O processo

Maria Augusta RAMOS

Brésil, 2018, 2h19 (Num.)

Dilma Rousseff, fille d’un immigré bulgare, a été la première femme élue démocratiquement à la présidence brésilienne. Emprisonnée et torturée de 1970 à 1972 sous la dictature militaire, elle est devenue le symbole de la quête de démocratie des Brésiliens. Maria Ramos filme le procès qui a mené à sa destitution (elle était accusée d’être impliquée dans une affaire de corruption) avec une puissante énergie qui rappelle les meilleurs thrillers politiques des années 1970.

En présence de la réalisatrice :

Maria Augusta Ramos

Née au Brésil en 1964, Maria Augusta Ramos est une documentariste récompensée à de nombreuses reprises. Après ses études au Brésil, elle déménage aux Pays-Bas en 1990 où elle intègre l’Académie du Film et de la Télévision.
Elle a réalisé des courts et longs métrages documentaires, notamment sur le système judiciaire brésilien. En 2013, elle reçoit le prix de la fondation Helsinki pour les droits de l’homme qui récompense l’ensemble de son travail et la manière dont elle arrive à montrer la situation des droits de l’homme dans ses films.
En 2018, son film O Processo a été sélectionné à la Berlinale et a été récompensé du Prix du Meilleur long métrage au Festival Visions du Réel.

En partenariat avec la Cinémathèque de Toulouse

DIMANCHE 20 JUIN 19h

Dans le cadre de la saison Africa 2020 et du festival Maghreb si loin si proche

Tahar Cheriaa, à l’ombre du Baobab

Mahamed Challouf

Tunisie, 2015, 1h10 (Num.)

Ce Film est le portrait de Tahar Cheriaa le père incontestable du panafricanisme cinématographique et fondateur des Journées Cinématographiques de Carthage, premier festival de cinéma en Afrique et dans le Monde Arabe (1966).

C’est aussi l’histoire de son amitié avec les pionniers du cinéma en Afrique comme Sembéne Ousmane, Tawfik Salah, Timité Bassori, Moustapha Alassane et tant d’autres qui, au lendemain des indépendances, ont déployé toute leur énergie pour créer les premières images authentiques de l’Afrique post-coloniale et indiquer la voie pour des cinématographies africaines capables de contribuer à la modernisation du continent en prenant en charge sa propre image dans la dignité et le respect de soi.

En présence du réalisateur :

Mohamed Challouf
Né en 1957 à Sousse (Tunisie), il publie en 1992 son premier livre photographique Les Enfants du Sud, un hommage à l’enfance en Afrique dont les photos ont été exposées dans une trentaine de villes d’Afrique et d’Europe.
En 1994 il est délégué général des Journées Cinématographiques de Carthage.
Il collabore à de nombreux festivals (Festival International du Film Locarno, Rencontres Cinématographiques de Hergla, etc.).
Il est réalisateur et producteur de Ouaga, Capitale du Cinéma
Il réalise le documentaire Mezzo secolo per un mondo intero.

En 2014 il achève son nouveau long métrage Documentaire Tahar Cheriaa, à l’ombre du Baobab.

MARDI 22 JUIN 19h

A la découverte de la collection films de l’Institut Jean Vigo

Smiley Face

Gregg Araki

USA, 2008, 1h28

Int : Anna Farris, Danny Masterson, Adam Brody

Jane, jeune actrice paresseuse et sans succès, commence sa journée comme tant d’autres : vautrée dans le canapé, devant la télé, un joint à la main. Affamée, elle ne peut s’empêcher d’engloutir les gâteaux que son colocataire psychopathe a laissé traîner, ignorant qu’ils contiennent du cannabis. Comprenant qu’elle a intérêt à les remplacer au plus vite, la voila partie pour un périple complètement surréaliste et enfumé. Parviendra t-elle à passer son casting, rembourser son dealer et remplacer les fameuses pâtisseries !?

JEUDI 24 JUIN 19h

A la découverte de la collection films de l’Institut Jean Vigo

Cinq femmes à abattre (Caged Heat !)

Jonathan DEMME, USA, 1974, 1h23, VF (35 mm)

Int. : Erica Gavin, Barbara Steele…

Bien avant Le Silence des agneaux, Jonathan Demme signe un premier long métrage très ancré dans l’esthétique de la décennie et du genre. Il y développe à travers une histoire d’évasion dont les personnages principaux sont des femmes, une mise en scène de la violence oscillant entre humour et jubilation cathartique. En représentant la violence avec ce ton, il la questionne et s’en amuse comme bien des années plus tard un Tarantino dans son Boulevard de la Mort.

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