Cycle Kira Mouratova

 

La cinéaste Kira Mouratova, électron libre et réalisatrice incontournable du cinéma soviétique et post-soviétique fut longtemps censurée par le régime soviétique. Elle reste aujourd’hui encore largement méconnue, contrairement à des cinéastes de sa génération comme Tarkovski ou Konchalovski. Ce que lui reprochaient tous les pouvoirs ? Moins le contenu politique de ses oeuvres que son exigence inflexible, son refus de jouer le jeu et de plier l’échine. Mais surtout, la forme unique et radicale de ses films : décadrés, disruptifs dans leur narration, saturés de personnages passionnés, soliloqueurs doux dingues et mélancoliques.
Elle aimait parler d’elle en citant ces quelques vers de Maïakovski :
« Je veux être compris par mon pays.
Mais si je ne le suis pas, eh bien,
je traverserai ma patrie en passant de côté,
comme une pluie oblique d’été. »
Ses deux premiers films, Brèves rencontres et Les longs adieux forment une sorte de diptyque que la cinéaste elle-même appellera ensuite avec une douce ironie, ses « mélodrames provinciaux »

 

Brèves rencontres

(Короткие встречи)

Kira MOURATOVA URSS, 1967, 1h30 (Num.)
Int.: Kira Mouratova, Vladimir Vyssotski, Nina Rustanova…

Valentina est responsable du logement dans une petite ville, confrontée à l’impatience des locataires postulants et à la corruption des constructeurs. Elle cohabite avec sa jeune femme de ménage sans savoir qu’elles ont le même amoureux…

Cette brillante réussite, filmée dans un noir et blanc raffiné qui exalte la belle lumière du sud (le film est tourné aux studios d’Odessa) est la plus typique affirmation d’un cinéma d’auteur à la manière des nouvelles vagues occidentales.

Kira MOURATOVA

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Les longs adieux

(Долгие проводы)

Kira MOURATOVA

URSS, 1971, 1h35 (Num.)
Int.: Zinaida Sharko, Oleg Vladimirski…

Evguenia, séparée de son mari, élève seule son fils Sacha. Devenu adolescent, le garçon souffre de l’excès d’amour d’une mère possessive. Après un été passé chez son père dans le Caucase, il exprime le souhait d’aller vivre avec lui… Se confrontent la réalité vécue par une femme et l’image idéalisée d’un homme lointain. Chaque geste, regard, sensation, constitue un événement, magnifié par un extraordinaire art du cadre, des plans séquences vertigineux et un montage d’une beauté toute musicale.

Kira MOURATOVA
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