Festival

Retour sur la 57° édition du Festival Confrontation



⚡ Les photos du Festival sont là ! ⚡
> Un grand Merci à Laora Orsingher, photographe du festival

Cette édition du Festival Confrontation a été pour nous une grande fête du cinéma et du plaisir retrouvé à être en salle ensemble !

Et vous, qu’est ce qui vous a marqué ?
Vous étiez plutôt performance Rocky Horror ou Ciné concert Golem ? Jean Paul Gaultier ou films de Marie Losier ? Trésors de cinémathèque ou Cronenberg fan… ?

Un très grand merci à Jean Paul Gaultier qui nous a ému par sa grande cinéphilie, son ton toujours enjoué et la force avec laquelle il parle du féminin devant un public conquis, dans la grande salle du Palais des expositions, à Catherine Corsini, qui nous a passionnés avec le souffle de son cinéma, qui puise ses racines dans les luttes sociales et féministes, à Alexandra Lamy venue présenter son premier film derrière la caméra sur un sujet très fort dont elle parle avec une chaleur et une simplicité incroyable… A La réalisatrice Isabelle Solas, à la déléguée du Centre audiovisuel Simone de Beauvoir, à l’historienne Nancy Berthier, qui nous ont fait découvrir des perles du cinéma qui nous renvoient à notre Histoire.
Nous aussi Béatrice de Pastre pour le programme spécial qui a permis de découvrir les films inconnus des premiers temps du cinéma et Jeanne Pommeau, conservatrice de la Cinémathèque Tchèque Národní filmový archiv qui nous a fait découvrir l’histoire rocambolesque derrière la restauration du film Extase.

Nous étions très heureux d’accueillir pour la première fois les rencontres professionnelles de l’APIFA et Occitanie films et en remercions tous les participants.
Et bien sûr, un grand merci à notre équipe de bénévoles, ceux de toujours et ceux de quelques jours ! à toute l’équipe du Cinéma Castillet, du Palais des Congrès et des Expositions de Perpignan et de la Mairie de Perpignan, à toutes les collectivités qui nous soutiennent et sont toujours présentes pour partager ces moments de festival : département, la région et l’État, DRAC, CNC

A nos nouveaux partenaires de la CCI des Pyrénées-Orientales de Commerce66 et tous les commerçants qu’ils représentent et qui ont mis la ville aux couleurs de Jean Paul Gaultier.

Et à tous nous disons : VIVEMENT LA 58° EDITION… A TABLE !

 

 

 

……….

La 57° édition du Festival Confrontation va réunir cinéastes, historiens, professionnels du cinéma pour 5 jours de projections et d’événements !

La thématique du corps sera centrale : corps monstrueux ou sensuel, exultant ou terrain d’enjeux politiques, le corps permet une plongée dans toutes les cinématographies.

Du Golem des années 20 aux obsessions d’un  David Cronenberg ou Bertrand Mandico, du burlesque de Keaton au corps politisé… Les réalisatrices Marie Losier,  Catherine Corsini et Isabelle Solas présenteront leur filmographie où les corps sensuels, transformés, combattants, charcutés sont transcendés par la pellicule.

Un invité qui déborde des cadres du cinéma

Le coup d’envoi sera donné le 5 mai au Palais des Congrès avec un invité qui déborde du cadre du cinéma : sa vocation de couturier lui vient de Falbalas de Jacques Becker, ses marinières de Fassbinder… Enfant terrible de la mode et comparse de la movida, Jean Paul Gaultier ouvre le festival et nous parle de son cinéma !

Cette édition célèbrera aussi toutes les envies de cinéma : Nuit du ciné, ciné-concert, séance live et burlesque du  Rocky horror Picture Show  sur le modèle du mythique studio Galande… vous ne pourrez que participer !


LES EVENEMENTS

Une grande soirée d’ouverture avec Jean Paul Gaultier, au Palais des Congrès
Des rencontres cinéma avec Jean Paul Gaultier, Catherine Corsini, Marie Losier et Isabelle Solas
1 Nuit du cinéma 4 films de 21h à 5h du matin, avec Pause Domino’s Pizza et petit Dèj des survivants
The Rocky horror Picture Show façon Studio Galande : une performance scénique mythique
Un ciné-concert

Détails et réservation sur ce lien

LES INVITES

Le couturier Jean Paul Gaultier

Les réalisatrices Marie Losier,  Catherine Corsini et Isabelle Solas

L’historienne Nancy Berthier

Les Producteurs Jacques Bidou et Marianne Dumoulin

Les représentants du CNC Patrimoine, de la cinémathèque Tchèque et du Centre Audiovisuel Simone de Beauvoir

Tous les détails sur ce lien

TOUTE LA PROGRAMMATION

Tous les films et la grille programme ici

Le corps réinventé

Le cinéma non seulement met en valeur le corps, mais le réinvente. Sa perception par le spectateur est d’abord affaire de regard et de technique. Le cadrage cinématographique, inspiré par la peinture, est conçu à l’aune du corps humain. La vision du corps à l’écran naît du travail opéré par le cinéma, qui met en scène, oriente le regard, suscite l’identification. Il donne à voir, du fait de la projection, un corps aussi désincarné qu’impalpable, ou construit des corps imaginaires en associant les fragments de plusieurs d’entre eux, grâce au montage. Enfin, héritier des travaux de Marey et Muybridge sur la décomposition du mouvement, il le montre en action. Il le voile et le dévoile, le défigure ou le sublime.

Cronenberg, maîtres et héritiers

Le corps selon David Cronenberg apparaît comme le lieu privilégié de la transgression, qu’elle soit corporelle, sexuelle ou psychique. Cinéaste de l’extrême, Cronenberg n’hésite pas à en filmer la dégradation ou les métamorphoses. Il invente de nouveaux organismes vivants, et crée l’horreur à travers des figures de monstres, des manifestations physiques ignobles ou d’impressionnantes détériorations, mentales ou organiques. Descendant de Wegener et Tod Browning, Cronenberg a engendré toute une lignée d’héritiers, biologiques comme Brandon, son propre fils, également réalisateur, ou spirituels comme Julia Ducournau et Bertrand Mandico, qui n’hésitent pas dans leurs films à repousser sans cesse les limites du corps.

Déclinaisons politiques du corps

De tous temps, le corps est apparu comme indissociable du pouvoir politique. Vêtu ou dévêtu, il a constitué un efficace instrument de propagande, qu’il s’agisse des corps de dirigeants (images officielles de celui de Franco lors de ses funérailles), des athlètes dans Les dieux du stade, ou du travailleur stakhanoviste dans L’homme de marbre. Il peut également renvoyer à la question de l’être et du paraître. Exposées à l’écran, la nudité, et plus encore la sexualité ont attiré de tous temps les foudres des censeurs, obligeant les réalisateurs à inventer un langage spécifique pour contourner la censure. Enfin, le corps se trouve parfois érigé en lieu de mémoire, notamment en ce qui concerne les films sur la Shoah.

Keaton, la grâce du fou rire

Le cinéma burlesque a souvent associé comique et laideur, si bien que Buster Keaton apparaît comme une exception à la règle. Son corps harmonieux est empreint d’une grâce acrobatique qui exalte la beauté humaine. Ce n’est pas la dimension d’exploit physique qui frappe chez lui, mais son aisance, née d’un jeu de forces géométriques plus que d’une tension déformante. Ce corps apparaît dans son intégrité, sans doute en raison de cette célèbre impassibilité du visage qui le caractérise, et en est le prolongement naturel. Tout, chez Keaton, est corps et âme, dans une unité fondamentale de l’être qui participe d’une conception du beau.

Historique

Au sein de la vie de l’Institut Jean Vigo, le festival Confrontation est le temps fort réunissant toute la population de Perpignan autour d’un moment festif et convivial.

Créé par Marcel Oms, critique et historien du cinéma, et une équipe d’historiens et de cinéphiles, le festival est organisé dans un cadre associatif, par une équipe d’une trentaine de personnes dont huit permanents.

Les activités du festival ont lieu pendant une semaine en avril, au Palais des Congrès de Perpignan, à la salle Marcel Oms de l’Institut Jean Vigo et, cette année, au cinéma Le Castillet. L’ensemble, outre les salles de projection, comprend de grands halls pour l’accueil, les expositions, les animations et la librairie du festival. D’autres lieux culturels de la Ville, tel l’Atelier d’urbanisme, le Centro Espagnol ou les commerces du Centre-ville proposent chaque année divers parcours artistiques, photographiques et cinématographiques en relation avec le festival.

Confronter des films d’époques, de genres et de nationalités différentes est le fondement de la programmation de Confrontation qui propose, chaque année, une immersion totale au cœur d’une thématique grâce aux films mais aussi à divers invités, rencontres et animations.

Le Moyen-Orient au cinéma (2013), La Ville au cinéma (2012), Cinémas des Indes (2011), Les arts à l’écran (2010), Made in USA, mythes et rêves américains (2009), Confrontation se renouvelle chaque année, explorant alors des chemins à la fois novateur et rétrospectifs.

Liste des 55 éditions précédentes du festival Confrontation.