Ecole et cinéma

École et cinéma propose aux élèves, de la grande section de maternelle (parfois à partir de la moyenne section) au cours moyen (CM2), de découvrir des œuvres cinématographiques lors de projections organisées spécialement à leur intention dans les salles de cinéma.
Ils commencent ainsi, grâce au travail pédagogique d’accompagnement conduit par les enseignants et les partenaires culturels, une initiation au cinéma.
Dans les Pyrénées-Orientales, l’action est coordonnée par l’Institut Jean-Vigo. Il intervient directement pour les écoles de Perpignan, les associations Cinémaginaire et Ciné-Rencontres de Prades ont en charge le reste du département.

Cycle 2 – GS/CP/CE1/CE2

Octobre / Novembre :
Porco Rosso
Hayao Miyazaki, Japon, 1992, 93 mn (VF)
PREVISIONNAGE  : jeudi 26 septembre à 18 h au cinéma Castillet de Perpignan

Janvier / Février :
Même pas peur Programme de 5 courts-métrages
Shopping de Vladilen Vierny – Allemagne, France (2013) – 8 mn
Grosse bête (La) de Jean-Luc Granjon France (2013) – 6mn – Film d’animation
Pain et la rue (Le) d’Abbas Kiarostami Iran (2008) – Comédie dramatique – 11 mn
Saint-Festin (La) de Daffis Anne-Laure et Marchand Léo France (2007) – 15 mn – Film d’animation
Allez Hop ! de Juliette Baily – France (2013) – 7 mn – Film d’animation
PREVISIONNAGE: Jeudi 12 décembre 2019 à 18 h au cinéma Castillet

Mars :
Le petit Fugitif
Ray Ashley, Morris Engel, Ruth Orpin, USA, 1953, 80 mn
PREVISIONNAGE : Lundi 27 janvier 2020 à 18 h au cinéma Castillet de Perpignan

Cycle 3 CM1/CM2/6ème

Octobre/Novembre :
Adama
Simon Rouby, France, 2015, 82 mn
PREVISIONNAGE : Lundi 7 octobre à 18 h au cinéma Castillet de Perpignan

Janvier/Février :
Chantons sous la pluie
Stanley Donen et Gene Kelly, USA, 1952, 103 mn (VF)
PREVISIONNAGE : Jeudi 9 janvier 2020 à 18 h au cinéma Castillet

Mars :
Paper Moon ou La barbe à papa
Peter Bogdanovitch, USA, 1973, 102 mn (VO st.)
PREVISIONNAGE : Jeudi 27 février 2020 à 18 h au cinéma Castillet de Perpignan

Porco Rosso
Hayao Miyazaki, Japon, 1992, 93 mn (VF)
Porco Rosso, un mercenaire justicier, combat les ridicules pirates de l’air de la bande de Mamma Aiuto. Ce chasseur de primes, plein de charme, a été mystérieusement affublé d’un visage de porc depuis un voyage dans l’au-delà dont il est revenu vivant.
Deux femmes traversent sa vie : Gina, la belle propriétaire de l’hôtel Adriano, qui l’aime en secret depuis toujours, depuis le temps où il avait encore un visage de jeune homme. Et Fio Piccolo. Le pilote Curtis engagé pour descendre Porco, le provoque et détruit son avion. Porco fait alors construire son nouvel avion par la très jeune Fio qui devient son mécanicien. Curtis et Porco vont alors s’affronter dans un terrible duel…
Après un succès retentissant au Japon, Porco Rosso est découvert en France à l’occasion de sa sélection au Festival international du film d’animation d’Annecy en 1993, où il remporte le prix du meilleur long métrage. Il s’agit du dernier film de Miyazaki entièrement dessiné à la main avant l’introduction du travail par ordinateur. Ligne claire absolue et puissance des couleurs en font un joyau de mise en scène.
La passion de Miyazaki, fils d’un constructeur d’avions, pour toutes les machines volantes est connue. Ses films charrient les engins volants, des plus réalistes au plus fantasmagoriques, et le vent est un élément central dans son œuvre. Porco Rosso est d’abord un grand film hommage à l’histoire de l’aviation, il évoque particulièrement l’ère des hydravions (titre original du manga dessiné par Miyazaki dont sont tirées les séquences de combat aérien). Avec minutie il recrée l’atmosphère propre à cette époque de l’âge d’or des hydravions, dont l’Italie des années 1920 et son amour du design fut le dernier bastion. Tous les avions qui apparaissent dans le film ont été imaginés par Miyazaki, mais ils sont tous fondés sur des technologies de l’époque, de manière quasi-documentaire.
Plus d’infos : https://www.franceculture.fr/emissions/les-chemins-de-la-philosophie/philosopher-avec-miyazaki-24-porco-rosso-mythologie-du-ciel

Même pas peur Programme de 5 courts-métrages

SHOPPING DE VLADILEN VIERNY – ALLEMAGNE, FRANCE (2013) – 8 MN
Pendant les dernières minutes avant la fermeture du supermarché, un jeune garçon s’empresse de terminer ses courses.

GROSSE BETE (LA) DE JEAN-LUC GRANJON FRANCE (2013) – 6MN – FILM D’ANIMATION
Dans le royaume, on raconte qu’une grosse bête vient vous manger au moment où on ne s’y attend pas.

PAIN ET LA RUE (LE) D’ABBAS KIAROSTAMI IRAN (2008) – COMEDIE DRAMATIQUE – 11 MN
Cherchant par tous les moyens à éviter un gros chien qui se trouve sur son chemin, un petit garçon a finalement l’idée de l’amadouer en lui donnant une partie du pain qu’il rapportait à la maison.

SAINT-FESTIN (LA) DE DAFFIS ANNE-LAURE ET MARCHAND LEO FRANCE (2007) – 15 MN – FILM D’ANIMATION
Hourahhh ! Demain c’est le 40 novembre ! C’est la Saint–Festin, la grande fête des ogres, alors si vous n’avez pas encore attrapé d’enfant dépêchez-vous et bonne chasse !!!

ALLEZ HOP ! DE JULIETTE BAILY – FRANCE (2013) – 7 MN – FILM D’ANIMATION
Une jeune femme monte sur un plongeoir. En se rapprochant du bord, elle se met à hésiter. Plus elle attend, plus la peur monte en elle. Dans sa tête, défile toute une série d’excuses pour éviter de se lancer. Jusqu’à ce que…

Plus d’infos : http://www.transmettrelecinema.com/film/courts-metrages-meme-pas-peur/

Le petit Fugitif
Ray Ashley, Morris Engel, Ruth Orpin, USA, 1953, 80 mn
Un quartier populaire de Brooklyn, dans les années 50. La mère confie à Lennie la garde de son petit frère, Joey, car elle doit se rendre au chevet de leur grand-mère. Agacé de devoir veiller sur son petit frère alors qu’il avait prévu de passer le week-end avec ses copains dans un parc d’attractions à Coney Island, Lennie fait une farce de mauvais goût à Joey. Persuadé d’avoir causé la mort de son grand frère, le petit garçon s’enfuit à Coney Island, immense plage new-yorkaise dédiée aux manèges et à l’amusement. Il va passer une journée et une nuit d’errance au milieu de la foule et des attractions foraines.
Trésor du cinéma réaliste américain, Le petit fugitif est resté trop longtemps oublié. Il a fallu attendre 2009 et sa ressortie en version restaurée pour (re)découvrir ce film d’une simplicité déconcertante, récit d’apprentissage et portrait de l’enfance réalisé sans artifice, avec beaucoup de tendresse et de sensibilité. Filmé dans un noir et blanc somptueux, caméra à l’épaule et à hauteur d’enfants, on se laisse porter par le son de l’harmonica – les dialogues sont très rares – dans cette errance enfantine. Non sans rappeler le petit Antoine Doinel de François Truffaut ou le Kid de Chaplin, Joey va découvrir le monde des adultes dans un parc d’attraction – Coney Island -, qui devient à la fois expérience et spectacle, entre amusement et angoisse. Les acteurs, tous non professionnels, apportent une spontanéité et une authenticité rares au récit.
Plus d’infos : https://web.ac-reims.fr/dsden10/exper/IMG/pdf/le_petit_fugitif.pdf

Adama
Simon Rouby, France,  2015, 82 mn
Adama a 12 ans. Il vit dans un village isolé d’Afrique de l’Ouest entouré de montagnes. Au-delà de ces falaises, où il est interdit de s’aventurer, réside le « monde des souffles », royaume des Nassaras et du chaos. Lorsque Samba, son grand frère, s’enfuit du village, Adama part à sa recherche. D’abord accompagné d’Abdou, un griot très lucide, puis de Maximin, gosse des rues peu fiable mais utile, il rejoint la France et traverse une Europe alors en pleine Première Guerre mondiale. Nous sommes en 1916. Porté par l’énergie du désespoir et l’innocence de sa jeunesse, Adama devra parcourir l’enfer du front. Néanmoins, grâce à l’amour qu’il porte à son frère, son voyage trouvera une issue inattendue.
Adama est le héros d’une aventure qui raisonne curieusement avec l’actualité. Poussé par des rêves de gloire, d’argent et d’ailleurs, Samba, un adolescent qui cherche son identité, se retrouve pris au piège d’une guerre qui ne le concerne pas. Des paysages magnifiques et atemporels de ce qui pourrait être le Pays Dogon, le spectateur est soudainement propulsé dans l’enfer cru de la Première Guerre mondiale. Manipulé par le système colonial qui broie les vies humaines, utilisant les populations noires comme de la chair à canon contre la promesse dérisoire d’une prime d’engagement qui teinte l’or, Samba est l’archétype de l’adolescent qui se cherche et se retrouve emprisonné dans la spirale d’un système qui n’offre qu’un avenir nihiliste où le seul salut est la mort. Adama, son jeune frère, avec la détermination de l’enfance innocente chevillée au corps, fera tout pour le retrouver et le ramener à la raison. Le thème de l’enfant dans la guerre est un thème majeur de l’art. Il est délicat à aborder au cinéma avec des enfants du fait de la dureté des images de guerre. Adama trouve ce fragile équilibre entre la dureté d’une réalité qui n’est pas édulcorée et la douceur du regard de l’enfant qui reste du côté du conte.
Plus d’infos : http://www.transmettrelecinema.com/media/dossiers-maitre/DM_Adama_WEB_acc.pdf

Chantons sous la pluie
Stanley Donen et Gene Kelly, USA, 1952, 103 mn (VF)
Don Lockwood est un acteur célèbre, il forme un couple, – au cinéma seulement – avec Lina Lamont. Par hasard, Don rencontre une danseuse qui, elle, n’est pas du tout connue, Kathy. Il tombe amoureux d’elle, ce qui excite la jalousie de Lina. Cosmo, le meilleur ami de Don le soutient toujours, y compris dans les difficultés de travail. Et il y en a !
Le cinéma qui était muet jusqu’alors devient sonore. Il faut bouleverser le tournage des films en conséquence, en particulier faire entendre les dialogues. Or, Lina a une voix nasillarde et, en plus, elle zozote. Kathy lui prête donc discrètement sa voix. Cela arrange Lina qui, toujours jalouse, veut l’empêcher de faire carrière. Mais Don, Cosmo et le producteur du film dévoilent ces manigances. Kathy est alors reconnue pour ce qu’elle est, une comédienne et chanteuse de grand talent. Le couple Don et Kathy sera heureux et fera beaucoup… de films !
L’amour peut être une leçon d’humilité comme vont l’apprendre Don et Kathy, les deux héros de Chantons sous la pluie, interprétés respectivement par Gene Kelly et Debbie Reynolds, deux stars du cinéma, à l’écran comme dans la vie. Entre deux comédies musicales de Vincente Minelli, Un américain à Paris et Brigadoon, Gene Kelly tourne dans ce chef d’oeuvre de Stanley Donen qui est aujourd’hui classé parmi les meilleurs films de tous les temps. Chantons sous la pluie est une mise en abyme du monde du cinéma et plus précisément du passage du cinéma muet au cinéma parlant. Stanley Donen nous replonge en Technicolor dans le Hollywood des années folles, avec un délicieux sens de l’ironie qui ressort de la mise en scène, du jeu des acteurs et de l’utilisation de la couleur.
Plus d’infos : http://web.ac-reims.fr/dsden52/ercom/documents/education_artistique/ecole_et_cinema/2016_2017/170425_dossier_pedagogique_singing_in_the_rain/dossier_pedagogique.pdf

Paper Moon ou La barbe à papa
Peter Bogdanovitch, USA, 1973, 102 mn (VO st.)
Kansas, dans les années 30, Moses Pray, escroc à la petite semaine, assiste à l’enterrement d’une ex-maîtresse et accepte d’emmener sa prétendue fille de 9 ans, Addie, chez une tante. Pendant leur trajet, leurs rapports sont tendus. L’orpheline est persuadée que celui-ci est son père, en raison de la ressemblance de leur menton mais Moses refuse d’endosser ce rôle. Étonnamment mature pour son âge, la petite Addie s’avère être une coéquipière très efficace : c’est le début de leur épopée.
Invisible en salles depuis sa sortie en 1973, le film de Peter Bogdanovitch ressort aujourd’hui (2013) dans un sublime noir et blanc restauré. On y suit les péripéties d’un couple mal assorti, interprété à l’écran par Ryan O’Neal et sa très jeune fille Tatum, dans le Kansas des années 30 avec, en arrière plan, le spectre de la grande dépression. Ode ludique à la débrouillardise d’un burlesque très enlevé et histoire d’une paternité peu orthodoxe, Paper Moon ne se réduit pas à son iconographie rétro ni à un sage projet de reconstitution, comme on serait tenté de le penser de prime abord. Si Bogdanovitch s’inscrit volontiers dans la tradition d’un cinéma populaire, entre slapstick, fresque intimiste et bien-sûr, screwball comedy, il y insuffle une irrévérence de ton et une modernité de mise en scène résolument contemporaines. Ce subtil balancier, littéralement anachronique, et son absence de prétention, font tout le charme et la singularité du sautillant Paper Moon.
Plus d’infos : https://nanouk-ec.com/films/la-barbe-a-papa

Pour avoir plus d’informations sur les films, vous pouvez consulter les sites Internet : http://www.enfants-de-cinema.com ou http://www.transmettrelecinema.com/