L’Institut Jean Vigo lauréat de l’appel à projet Coopération en Méditerranée de la Région Occitanie

Depuis plusieurs années, un travail important est fait autour du film amateur par notre cinémathèque : inventaire, catalogage, numérisation de films, site internet dédié, diffusion en région, en maison de retraite, édition de livre/dvd, résidence d’artiste.  Ce travail participe à la construction d’une mémoire collective, commune des lieux que nous habitons.

Avec le projet Filmer en Méditerranée, nous souhaitons ouvrir nos pratiques et notre territoire vers les pays du sud et ce qui nous relie à eux : la Méditerranée occidentale. Après avoir travaillé sur les contours de la Région Occitanie Pyrénées-Méditerranée avec les livres/dvd « Filmer en bord de mer » et « Filmer les Pyrénées », l’Institut Jean Vigo souhaite mener un travail sur les différents regards que les hommes ont portés sur la mer Méditerranée. L’objectif est de tisser des liens avec les cinémathèques et les associations de cinéastes amateurs du Maghreb (Algérie, Tunisie) en mettant en place un échange culturel et un partage de connaissances (et de savoir-faire) sur le film amateur.

L’objectif est  d’établir un corpus de films sur la Méditerranée, d’échanger nos données, de choisir les thèmes (pêche, tourisme, population, migrations, etc) et de travailler à l’élaboration d’un film de montage à partir des archives des cinémathèques. Ce film sera le premier constitué à partir d’archives de plusieurs cinémathèques et sera le résultat d’un travail de réflexion sur le film amateur. Le film sera réalisé par un monteur et mis en musique. Il constituera le premier élément d’une mémoire filmique commune autour de la Méditerranée. Nous construisons ce projet avec La Cinémathèque Tunisienne, la Fédération Tunisienne de Cinéma Amateur, L’Institut Français de Tunis, la cinémathèque Algérienne avec le soutien de l’association CInémaginaire (Argelès) et du Festival CINEMED (Montpellier).

 

Le projet est lancé, ça s’est passé à la cinémathèque  :

 

Mardi 14 et jeudi 16 janvier, 4 films proposés et présentés par le directeur de la Cinémathèque Tunisienne

L’année 2020 verra l’Institut Jean Vigo se rapprocher des cinémathèques de la rive sud de la Méditerranée (voir page 23). Le festival Maghreb si loin si proche est l’occasion pour l’Institut Jean Vigo d’ouvrir ses portes à une cinémathèque amie. Après la carte blanche à la Filmoteca de Catalunya en novembre, la Cinémathèque tunisienne nous offre une sélection de films issus de ses collections ainsi que des productions récentes.

C’est Hichem Ben Ammar, directeur de la cinémathèque, qui viendra présenter la programmation et le fonctionnement de cette noble institution inaugurée en mars 2018. Installée dans la Cité de la Culture au sein du CNCI (Centre national du cinéma et de l’image), elle a pour mission de conserver la mémoire filmique du pays mais plus largement de participer à la transition démocratique avec l’ambition de faire du cinéma un outil d’éducation populaire.

En 4 films, nous essaierons de tracer un état du cinéma tunisien. Bienvenue à la Cinémathèque tunisienne.

Séances présentée par Hichem Ben Ammar, directeur de la Cinémathèque Tunisienne, réalisateur de Cafichanta.

Mardi 14 janvier 18h30

La Chaîne d’or

René VAUTIER & Mustapha FARSI, Tunisie, 1956, 18’ (Num.)

Ce cycle de cinéma tunisien s’ouvre avec Chaîne d’Or, un court métrage de fiction où les réalisateurs montrent leur vision de l’indépendance tunisienne à travers une histoire de solidarité entre pêcheurs

Cafichanta

Hichem BEN AMMAR, Tunisie, 1998, 1h (Num.)

Deuxième film du cycle de cinéma tunisien et de cette soirée, Cafichanta, documentaire qui rend hommage à l’émulation des « cafés chantants », expression artistique du vieux Tunis en période de Ramadan.

Grand couscous offert à l’issue de la séance !

21h :

The Last of Us

Ala Eddine SLIM
Tunisie, 2017, 1h34 (Num.)
Int.: Fathi Akkari, Jihed Fourti, Jawher Soudani…

Récompensé dans de nombreux festivals, The Last of Us est un film qui étonne autant qu’il fascine. Il raconte l’histoire d’un Africain qui tente la traversée vers l’Europe. Le voyage devient rapidement une quête initiatique et spirituelle où pour survivre le héros va devoir quitter toute forme de civilisation pour ne faire qu’un avec les éléments. L’errance et la lutte pour la survie dans une forêt hostile est en réalité l’occasion de métaphoriser le voyage transméditerranéen.

Jeudi 16 janvier 15h :

C’était mieux demain (Ya Man Aach)

Hinde BOUJEMAA
Tunisie, 2012, 1h10 (Num.)

Ce documentaire est le portrait d’une femme, Aida, dans un contexte de révolution, le printemps Arabe. Durant un an, la réalisatrice a vécu avec cette femme alors que l’espoir après la chute de Ben Ali laissait peu à peu place à la peur avec l’arrivée des islamistes au pouvoir. Aida cherche un toit et en la suivant, c’est tout une partie des problèmes sociétaux et des inégalités présents en Tunisie que nous découvrons. La réalisatrice signe un premier long métrage aussi vrai que bouleversant.

 

19h30 :

Noura rêve

Hinde BOUJEMAA
Tunisie, 2019, 1h35 (Num.)
Int.: Hend Sabri, Lot Abdelli, Hakim Bousaoudi…

Dernier film en date de Hinde Boujemaa, Noura rêve raconte l’histoire d’un trio amoureux. Une femme aime un homme qui n’est pas son mari. Elle va devoir jongler entre ses enfants, son mari, son amant, et la loi tunisienne qui punit jusqu’à cinq ans de prison et 500 dinars d’amende une femme qui commet un adultère. C’est une histoire universelle de quête de liberté pour une femme qui ne désire qu’être heureuse dans un monde où la société entière est hostile à la liberté des femmes.

 

 

 

 

 

 

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