L’Institut Jean Vigo reçoit Robert Guédiguian !

Le cinéaste Robert Guediguian rencontrera le public perpignanais le jeudi 26 et le vendredi 27 mai à l’occasion des nuits du Mémorial du camp de Rivesaltes et d’une leçon de cinéma à l’Institut Jean Vigo.

Jeudi 26 mai à 18h30 – Mémorial du camp de Rivesaltes
Robert Guédiguian échangera avec le public sur son engagement avec le public arménien.

Vendredi 27 mai -Institut Jean Vigo

18h30 – Leçon de cinéma de Robert Guédiguian
A partir d’extraits choisis de ses films et d’oeuvres qui l’ont inspirées, Robert Guédiguian nous fera découvrir son travail et son univers cinématographique.

20h – Projection
Il présentera son film  Voyage en Arménie.

19134251_20130819113204947Robert Guediguian :
Robert Guediguian plonge dans l’univers du cinéma après sa rencontre avec René Féret qui lui propose d’écrire avec lui le scénario de Fernand.
Son cinéma est construit autour de quelques éléments fondamentaux : Marseille, sa ville natale (et particulièrement l’Estaque, cadre de tous ses films), la fidélité à ses origines sociales (classe ouvrière, immigration), le désenchantement politique (déception à l’égard du Parti communiste où il milita dans sa jeunesse) et la permanence de l’engagement social (le cinéma conçu comme  » contrepoids social  » en faveur des plus pauvres), la  » famille  » : son épouse, Ariane Ascaride, actrice de tous ses films, son ami d’enfance, Gérard Meylan, infirmier  » dans le civil « , qui ne tourne qu’avec lui, Malek Hamzaoui, directeur de production. Auteur ou co-auteur des scénarios de ses films, Robert Guédiguian affiche une certaine prédilection pour le conte ou la fable sociale, tantôt bleue (Marius et Jeannette, 1996), tantôt noire (La Ville est tranquille, 1999). Lorsqu’il accède à la reconnaissance publique avec Marius et Jeannette, Robert Guédiguian a déjà réalisé six films (dont Dieu vomit les tièdes, 1989 ; L’Argent fait le bonheur, 1992 ; A la vie, à la mort !, 1994), reconnus par la critique mais passés inaperçus du grand public. Après ce succès inattendu, les trois films suivants rencontrent un écho public (et même critique) plus modeste : A la place du coeur (1997, sur le thème du racisme), A l’ attaque ! (1999) et La ville est tranquille (1999). En 2001, Guédiguian opte résolument pour le mélodrame avec Marie-Jo et ses deux amours, remarqué dans de nombreux festivals (dont Cannes). En 2003, il s’attaque à deux nouveaux projets : Le Promeneur Du Champ De Mars, adaptation de l’ouvrage de Georges-Marc Benamou sur les derniers jours de la vie de François Mitterrand, avec Michel Bouquet dans le rôle du défunt Président de la République, et Mon père est ingénieur, dont il cosigne le scénario avec le fidèle Jean-Louis Milesi. Renouant avec ses racines arméniennes, Robert Guédiguian se lance, en 2005, dans la réalisation de l’initiatique Voyage en Arménie, celui d’une fille à la recherche de son père, un récit qui devient prétexte au regard poétique et engagé du réalisateur sur la terre de ses ancêtres. Guédiguian s’essaie au film noir avec Lady Jane (2007), une histoire ancré dans la ville de Marseille, hanté par le passé, le vieillissement, le tout avec un « message » sur l’instinct de vengeance. Robert Guédiguian renoue avec l’histoire et ressuscite le groupe de Missak Manouchian dans L’Armée du crime (2008). Le film suit les résistants de l’Affiche rouge, il retrace les destins des ces 23 étrangers communistes, étrangers, fusillés par les nazis. Après un détour par le polar et le film historique, Robert Guédiguian revient au cinéma de ses débuts avec Les Neiges du Kilimandjaro (2010), un mélodrame social sur un couple face aux injustices. Porté par sa bande d’acteurs (Ariane Ascaride, Jean-Pierre Darroussin, Gérard Meylan), le cinéaste en profite pour faire le point sur le monde d’aujourd’hui. Puis, le cinéaste de l’Estaque s’amarre à un autre registre avec Au fil d’Ariane, un conte fantaisiste et loufoque, tourné à Marseille avec sa bande de comédiens fidèles. Son dernier film, Une histoire de fou revient sur le génocide arménien.

 

 

2 Réponses

  1. catherine gascó

    Je voudrais participer à la leçon de cinéma de Robert Guédiguian le vendredi 27 mai ainsi qu’à la projection du film Voyage en Arménie.
    Je voulais savoir si je peux réserver deux places et dois-je envoyer de l´argent pour cette réservation. D’ailleurs, je ne sais pas si cette leçon de cinéma ainsi que la projection du film sont payantes. Pouvez-vous me renseigner à ce sujet, s´il vous plaît?
    Cordialement,
    Mme Catherine GASCO

    Répondre
    • Marie Weill

      Bonjour,
      Malheureusement la réservation à l’avance n’est pas possible.
      La leçon de cinéma est gratuite pour les spectateurs qui assistent à la projection du film Voyage en Arménie qui elle est au tarif de 6 €.
      Au plaisir de vous voir vendredi.
      Bien cordialement,
      Marie Weill

      Répondre

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