Description de l'évènement

Il sole negli occhi

Antonio PIETRANGELI, Italie, 1953, 1h37

Ce premier film d’Antonio Pietrangeli, méconnu en France, reprend des thèmes et les codes du mélodrame et du néoréalisme, en y ajoutant quelques touches personnelles. Celestina, jeune fille très croyante, prude… quitte sa province déshéritée et « monte » à Rome dans l’espoir de trouver du travail et de meilleures conditions de vie. Elle est engagée comme bonne et travaille successivement dans quatre familles de niveau social différent, petite radiographie de la société italienne. D’autre part, bien sûr, elle rencontre des jeunes filles de son âge dont certaines deviennent ses amies, et un jeune homme entreprenant…
Dans ce film, Pietrangeli montre un grand talent pour caractériser, par quelques détails significatifs, la psychologie de chacun de ses personnages. Celestina doit en permanence se protéger des humiliations sociales liées à son rang et à son sexe, et de la menace que représente les mâles italiens, harceleurs ou mufles. Celestina sera, dans ses films ultérieurs, suivi par d’autres portraits de femmes qui illustrent l’évolution de la condition féminine en Italie dans les années 50/60.
Pietrangeli, à travers la critique des relations sociales et humaines, et à travers son progressisme et son altruisme, réussit à garder quelques beaux restes du néoréalisme des années quarante.

Sc. : A. Pietrangeli, Ugo Pirro, Lucio Battistrada ; Image : Domenico Scala ;
Int. : Irene Galter, Gabriele Ferzetti, Pina Bottin, Maria Pia Trepaoli…

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