CYCLE LA FAMILLE JAPONAISE

du 21 au 28 mai

Avec ce choix, la cinémathèque propose 3 visions de la famille japonaise à travers le regard de 3 cinéastes :

Le poids des traditions, incarnés dans la famille japonaise du Goût du saké, de Yasoro Ozu, une famille – une société – coincée entre tradition et modernité avec Profond désir des Dieux de Shohei Imamura, et une famille bien éloignée de la famille traditonnelle japonaise avec Notre Petite soeur de Hirokazu Kore-Eda.

Éclectique dans les années 20-30, Yasujiro Ozu (1903-1963) a fait de la famille son unique centre d’intérêt de Printemps tardif (1949) au Goût du saké (1962), n’hésitant pas à traiter plusieurs fois le même thème, le mariage d’une jeune femme qui vit avec un père veuf ou une mère veuve. Il a montré le nouveau statut des vieux parents (Voyage à Tokyo, 1953), ou les exigences des jeunes enfants (Bonjour, 1959). On lui doit aussi de belles analyses sur les difficultés du couple et la possibilité d’un nouveau départ (Le Goût du riz au thé vert, 1952…).
Hirokasu Kore-eda est actuellement le grand spécialiste des histoires de famille au Japon. Il insiste beaucoup sur l’éclatement de cette structure de base, illustrant parfois des cas extrêmes : des enfants abandonnés par leur mère (Nobody Knows, 2004), ou accueillis par des inconnus sympathiques mais malhonnêtes (Une affaire de famille, 2018, Palme d’or à Cannes). Situation plus courante, à la suite du divorce des parents deux frères peuvent être séparés et s’organiser pour se retrouver (I Wish, 2011), ou des soeurs se découvrir une jeune demi-soeur à adopter (Notre petite soeur, 2015)…

 

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