Edition 2018

Il y a deux ans, le festival Confrontation avait traité de la représentation de la démocratie au cinéma. Avec Confrontation 54 le festival se penche, en quelque sorte, sur l’envers du décor, sur ces officines et ces actions qui se déroulent plutôt à l’abri des regards. Espions, taupes, conseillers occultes et autres manipulateurs vont être mis en pleine lumière.
Le cinéma, tout au long de son histoire, a énormément traité le sujet. Il faut dire que ces figures ambiguës sont sujettes à tous les fantasmes et à toutes les histoires, des plus réalistes aux plus abracadabrantes. Avec elles, le quotidien devient extraordinaire.

La figure de l’espion

« Héros précoce du muet et des films à épisodes, l’espion va accompagner le cinéma dans son évolution, du classicisme à la modernité, parce qu’il est sans doute le personnage le plus apte à exprimer l’ambiguïté du XXe siècle et de ses idéologies, mais aussi sa dimension romanesque. » (Olivier Père, Cinémathèque française 2003). De la première guerre mondiale à nos jours, l’espion sera tour à tour intriguant d’ambassade, résistant, pro ou anti-communiste, bureaucrate, cynique et faisant preuve de duplicité

Qui contrôle qui ? Qui contrôle quoi ?

Pour les conseillers occultes, exécuteurs de basses œuvres, patrons d’agences d’Etat (J. Edgar Hoover surveillera l’Amérique pendant 48 ans) tous les moyens sont bons pour rentrer dans l’intimité des personnes.
Le développement des technologies de l’image et de la communication a complètement bouleversé la surveillance contemporaine et va leur offrir un « terrain de jeu » infini. Derrière cet espionnage, dont on mesure chaque jour l’ampleur, on découvre qu’il existe un pacte secret scellé par les Big Datas avec l’appareil de renseignement le plus puissant de la planète. La prise de contrôle de nos existences s’opère au profit de quelles entités. Avec quelles conséquences ?  Serons-nous demain des « hommes nus », sans mémoire, programmés, sous surveillance » comme le suggère Marc Dugain ?

Guerre Froide et cinéma

A la fin des années quarante, se met en place un monde bipolaire. La Guerre Froide est avant tout une guerre idéologique, parce que, « guerre improbable », elle appartient elle aussi davantage au domaine de la fiction. Le cinéma occupe dans les politiques des deux blocs une place stratégique. Se développe alors une véritable « guerre des images ».

 

Demande d’accréditation 2018