Les invités

Costa-Gavras

Dès son premier long métrage, Compartiment tueurs (1965), Costa-Gavras montre une grande maîtrise dans la mise en scène et la direction d’acteurs. Après Un homme de trop (1966), drame dans le milieu de la Résistance, il réalise une série de films qui font date dans le cinéma politique, de témoignage et de dénonciation, films souvent basés sur des faits réels.
Si Z (1969) dénonce les crimes de l’extrême droite et de l’armée en Grèce, L’Aveu (1970) met en scène un procès stalinien en Tchécoslovaquie. La mainmise des États-Unis sur certains pays d’Amérique latine et leur complicité avec des dictatures qu’ils ont contribué à installer est soulignée dans État de siège (1973) à propos de l’Uruguay, et Missing, Porté disparu (1982) pour le Chili de Pinochet.
Toujours prêt à attaquer les systèmes ou les sociétés qui ne font pas de l’humain leur priorité, Costa-Gavras s’insurge contre les dérives d’un capitalisme basé sur une concurrence sauvage (Le couperet, 2009, Le Capital, 2012) et prend parti pour les réfugiés (Eden à l’ouest, 2011).
Par ailleurs, Costa-Gavras est président de la Cinémathèque française.

Mardi 10 avril, 18h30, à l’accueil du festival Costa-Gavras présente et dédicace son livre Va où il est impossible d’aller.

21h, au cinéma Castillet, il présente son film Un homme de trop

Serge Le Péron

Ancien animateur du groupe Cinélutte puis rédacteur aux Cahiers du cinéma, il passe à la réalisation en 1984 avec Laisse béton, portrait d’un groupe d’adolescents de banlieue. Après L’affaire Marcorelle (2000), un juge d’instruction rongé par la culpabilité. il réalise en 2005 J’ai vu tuer Ben Barka. On retrouve dans cette évocation de l’enlèvement de l’opposant marocain, les deux marottes du réalisateur : la politique et la cinéphilie.

Yves Boisset

Yves Boisset incarne un cinéma engagé, de gauche, s’inspirant souvent d’événements réels :  l’affaire Ben Barka (L’Attentat), le racisme (Dupont Lajoie), l’intrusion de la politique dans le judiciaire (Le Juge Fayard dit Le Shériff). Il est également le premier à aborder la guerre d’Algérie (R.A.S.). Il adapte par ailleurs plusieurs auteurs reconnus : Michel Déon (Un taxi mauve), Marie Cardinal (La Clé sur la porte)…

À partir du milieu des années 1990, il se consacre presque exclusivement à la télévision, avec des réalisations historiques : L’Affaire Seznec, L’Affaire Dreyfus…

Gilles Bourdos

Gilles Bourdos débute sa carrière de cinéaste au début des années 90 par la réalisation de quelques courts métrages dont L’Eternelle idole (1989) et Relâche (1992). Il passe au long métrage en 1998 avec Disparus, l’histoire d’un ouvrier juif poursuivi par la police communiste de Staline. Il tourne ensuite Inquiétudes (2002), une forme de thriller sur la rencontre de deux personnages hors du commun. Le cinéaste revient en 2007 avec un casting international  dans Et après, adaptation d’un roman de Guillaume Musso. En 2012, il réalise Renoir sur les dernières années de la vie du peintre.

Thomas Kruithof

Autodidacte en cinéma, Thomas Kruithof réalise son premier court métrage, Rétention, en 2013, et enchaîne en terminant l’écriture de  La mécanique de l’ombre, qui sort en 2017.

 

Bernard Eisenschitz

Bernard Eisenschitz est un historien et critique de cinéma français, spécialiste notamment du cinéma soviétique, et du cinéma allemand. Il est aussi traducteur, directeur de restauration de films, réalisateur, producteur et diffuseur.

Antoine de Baecque

Historien (spécialiste du XVIIIe siècle), critique de cinéma et de théâtre… Il a été rédacteur en chef des Cahiers du Cinéma (1997-1999) puis a dirigé les pages culturelles de Libération (2001-2006).

Bénédicte de Pastre

Béatrice de Pastre est actuellement Directrice des collections, directrice adjointe du patrimoine cinématographique du CNC … Auteure d’ouvrages consacrés au patrimoine cinématographique et photographique, elle a dirigé Jean Rouch, l’Homme-Cinéma (CNC/BNF éditions/Somogy éditions d’Art, 2017).

Ghislaine Gracieux

Gérante de Ciné Patrimoine Concept, une agence artistique consacrée aux auteurs du patrimoine cinématographique en même temps qu’une société d’expertise et de négoce de catalogues audiovisuels.

Elle coordonne l’événement « Le Mystère Clouzot ».

Théo Willems

 Théo Willems est étudiant à l’INSAS, une école de cinéma de Bruxelles. Il a réalisé un court métrage à partir du film Les espions de Henri-Georges Clouzot.