Ce 3 ème trimestre de la saison est marqué par un cycle consacré au grand maître du western John Ford !

Les 4 films suivants seront présentés :

Mardi 7 avril – 19h10 – La chevauchée fantastique

Jeudi 9 avril – 19h10 – Qu’elle était verte ma vallée

Mardi 14 avril – 19h10 – Le soleil brille pour tout le monde

Jeudi 16 avril – 19h10 – L’homme qui tua Liberty Valance

Biographie de John Ford :

john fordNé en 1895 dans le Maine aux Etats Unis, John Ford est issu d’une famille d’immigrants irlandais. Il réalise son premier film en 1917, remplaçant alors un metteur en scène défaillant pour les studios Universal et, il réalisera en tout près de 150 films, en cinquante années de carrière. Pour le compte de la société de production Universal il écrit et dirige alors une soixantaine de films de western dont la vedette est très régulièrement Harry Carey. Ces films réalisés dans les années 20 ont presque tous disparu mais parmi eux figure le fameux Cheval de fer.
Dans les années 30 débute la grande période du parlant : Arrowsmith sort en 1931 sous l’impulsion de Samuel Goldwyn et vaut à John Ford sa première nomination aux Oscars. Mais c’est en 1935 que le cinéaste tourne l’un de ses premiers chefs-d’œuvres, Le Mouchard avec Victor McLaglen dans le rôle-titre.
Il entame ensuite sa saga de l’Ouest, qui compte quelques-uns des plus nobles fleurons du western, avec La Chevauchée fantastique, qui sort en 1939 et annonce la période dite classique du réalisateur. L’austère et majestueuse « Monument Valley » s’impose désormais comme le décor favori de tous ses westerns. Le réalisateur choisit de faire tourner John Wayne qui n’a jusqu’alors aucun rôle important à son actif.
La Seconde Guerre mondiale va profondément marquer le cinéma de Ford : il va, avec son unité, parcourir les théâtres d’opérations militaires. En 1942, il réalise pour la Marine, les documentaires December 7th sur l’attaque de Pearl Harbor et La Bataille de Midway. Ces deux films remportent l’Oscar du meilleur documentaire. Par ailleurs il demande à Roosevelt le boycott de l’Allemagne Nazie et fonde dans cette perspective la Naval Field Photographic Unit, qui réunit des artistes travaillant au service de l’armée pendant les événements de 1939-45. Au cours de cette période, le réalisateur ne tourne qu’un seul film de fiction : Les Sacrifiés avec John Wayne.

Sonne ensuite la période du maccarthisme durant laquelle Ford s’oppose violemment à Cecil B. DeMille qui souhaite que les membres de la Screen Directors Guild signent un serment de loyauté envers les Etats-Unis. Il part en Irlande pour tourner L’ Homme tranquille qui reste l’un de ses plus grands succès, sanctionné par un Oscar en 1952. Comédie sentimentale, s’éloignant des sentiers battus du western, le film est, selon son auteur, « (sa) première tentative d’histoire d’amour entre adultes ». Ford démontre avec cette réalisation qu’il est à même d’élargir sa palette artistique.

La fin des années 50 et le début des années 60 marquent un approfondissement dans l’esthétique du réalisateur. Le cinéaste meurt le 31 août 1973.

 

 

 

 

 

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