Description de l'évènement

Exposition d’affiches de cinéma

A l’occasion de la projection du film La cité des enfants perdus de Jean-Pierre Jeunet et Marc Caro et de la rencontre avec Maryse Saint-Maur, décoratrice sur le film, l’Institut Jean Vigo propose une exposition d’affiches de cinéma traitant d’aventures fantastiques liées au monde de l’enfance.

affiche-la-cite-des-enfants-perdus-the-city-of-lost-children-1995-1

Il y a dans un premier temps le fantastique pris dans son sens littéral. On peut voir toute une série de films qui entraînent des enfants dans des mondes « parallèles », des mondes purement imaginaires. Ce sont souvent des films tournés en studio, des films où les décors et les effets spéciaux ont une place primordiale.
Il y a d’abord les films qui semblent ancrés dans le monde réel, ancrés dans la réalité d’une classe moyenne américaine, souvent une banlieue pavillonnaire. Ce petit monde bien policé va être sérieusement perturbé par l’arrivée de « choses » plus ou moins amicales : des extra-terrestres (E.T., Explorers, Super 8). D’autres enfants partent du monde réel pour plonger dans des mondes parallèles soit qu’ils découvrent une carte au trésor (Les Goonies), qu’ils forgent leur future légende (Sherlock Holmes dans Le Secret de la Pyramide), que des nains espiègles sortent du placard de la chambre pour leur faire découvrir leur monde (Bandits Bandits) ou que cette fuite dans un autre monde soit une manière d’échapper aux douleurs des horreurs de la guerre d’Espagne (Le Labyrinthe de Pan). Une chose est sure. Pour rentrer dans ces mondes fantastiques il faut trouver une porte qui peut prendre la forme d’un tableau (Le Monde de Narmia), d’un jeu (Jumanji) ou d’un ticket gagnant (Charlie et la chocolaterie, Willy Wonka au pays enchanté). Mais la plupart du temps c’est un livre de contes qui fait office de passeur (L’Histoire sans fin, Les Chroniques de Spiderwick, Labyrinthe). De là à l’adaptation de contes célèbres, il n’y a qu’un pas que le cinéma va s’empresser de franchir avec Dorothy (Oz, un monde extraordinaire), Peter Pan (Hook) et bien sûr Alice au pays des merveilles qui a donné lieu à de nombreuses adaptations.

les-goonies-aff-fr

Dans un deuxième temps, le fantastique peut être, pour l’enfant, le fait de vivre une aventure qui le propulse hors de son quotidien, qu’il soit enlevé par des bohémiens (La Petite bande), par un doux dingue (L’été de Kikujiro), par des pirates ou qu’il parte, seul ou en groupe, à la recherche d’un trésor. Ces films sont souvent plus naturalistes, plus imprégnés de la littérature populaire du 19ème siècle (Oliver Twist).
Ces films, souvent adaptés d’écrivains reconnus nous parlent plus de traumatisme face à la mort (Stand by me adapté de Stephen King) ou de reproduction des schémas sociaux de dominants/dominés adultes (La Guerre des boutons adapté de Louis Pergaud, Les enfants de Timpelbach adapté de Henry Winterfeld, Sa majesté des mouches adapté de William Golding).

 

 

 

Exposition réalisée à partir des collections d’affiches de l’Institut Jean Vigo

Du 6 janvier au 26 février 2015.

Ouvert les mardis et jeudis avant les projections.
Autres jours et autres horaires possibles pour les scolaires et les particuliers sur rendez-vous. Renseignements : 04 68 34 09 39

 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.